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Raffinerie Co-op à Regina : des camionneurs dénoncent les moyens de pression des syndiqués

Deux douzaines de personnes habillées très chaudement et portant les couleurs du syndicat Unifor debout devant des camions-citernes.

Des syndiqués du local 594 d'Unifor.

Photo : unifor.org

Radio-Canada

Le propriétaire d'une entreprise de camionnage de Regina dénonce les moyens de pression des syndiqués d'Unifor qui retardent l'accès de ses camions à la raffinerie Co-op. Justin Wright le propriétaire de Lowridin' Carriers Ltd. affirme que l'injonction de la juge Janet McMurty n'est pas respectée.

Dans sa décision du 24 décembre 2019, la juge McMurty a déclaré que les syndiqués peuvent arrêter un camion qui arrive à la raffinerie pour un maximum de dix minutes le temps de partager avec son chauffeur des informations au sujet de leur conflit de travail ou pour ce dernier de refuser d'entendre ces informations. Une fois ceci fait, la décision de la juge stipule que les syndiqués doivent permettre au chauffeur de passer librement.

Le conflit se situe dans l'interprétation de la décision. Justin Wright affirme que même si ses chauffeurs refusent d'entendre les syndiqués copie de l'injonction en main, ceux-ci les retiennent pour la totalité des 10 minutes.

Pour sa part, le président du local 594 d'Unifor, Kevin Bittman explique que pour le syndicat la décision donne 10 minutes aux piqueteurs pour communiquer avec les chauffeurs et que c'est ce qu'ils font.

« Mes chauffeurs ne sont pas contre Unifor, dit Justin Wright, il veulent simplement l'accès au site pour faire leur travail. Et l'injonction stipule qu'ils ont le droit de traverser [le piquet de grève] s'ils ne veulent pas écouter les informations [des piqueteurs]. »

« Je n'ai pas mon mot à dire dans ce conflit, ajoute-t-il, je tente simplement de m'acquitter de mes obligations contractuelles et j'ai l'impression d'être pris en otage. »

En lock-out depuis le début décembre

Au début décembre, le propriétaire de la Raffinerie Co-op, Federated Co-operatives Limited (FCL) a interdit l'accès au travail à plus de 700 de ses employés. Dans les jours précédents, les syndiqués avaient voté à 97,3 % en faveur d'une grève pour ensuite remettre un avis de grève de 48 heures de la part du syndicat.

La médiation entre l'employeur et le syndicat a pris fin le 12 novembre 2019. Le désaccord concerne le régime de retraite. FCL demande à ses employés d'accepter une modification de leur régime de retraite qui éliminerait ou modifierait le régime à prestations déterminées actuel alors que les syndiqués veulent le droit pour chaque membre de choisir entre conserver leur régime à prestations déterminées ou passer à un régime à cotisations déterminées. Seuls les employés embauchés avant 2016 sont touchés par cette mesure. Les employés embauchés après cette date sont automatiquement inscrits à un régime de pension à cotisations déterminées.

Les deux principaux types de régimes de pension d’employeur :

  • Régimes de pension à cotisations déterminées : votre employeur s’engage à vous verser un revenu régulier après votre retraite.
  • Régimes de pension à prestations déterminées : vous savez combien vous cotiserez au régime, mais pas combien vous recevrez à la retraite.

Source : Gouvernement du Canada

Conflit de travail à la raffinerie Co-op de Regina
Avec les informations de La Presse canadienne

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