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Une année exceptionnelle à la bourse

Quatre hommes portent des lunettes lumineuses affichant « 2020 » à la bourse de New York.

Après une excellente année 2019, les cambistes de Wall Street sont prêts pour 2020.

Photo : Associated Press / Mark Lennihan

Radio-Canada

L’année 2019 a été particulièrement solide pour les principaux indices boursiers – surtout nord-américains –, galvanisés par des banques centrales accommodantes, et ce, en dépit du contexte géopolitique.

C'est une année que tout le monde va célébrer [...]. Les perspectives de l'année prochaine sont moins folichonnes.

David Kelly, chef de la stratégie mondiale chez JPMorgan Asset Management

Le principal indice boursier du Canada a subi un recul lors d'une séance à faible volume de transactions juste avant le congé du Nouvel An. L'indice composé S&P/TSX de la Bourse de Toronto a clôturé en baisse de 35,13 points, à 17 063,43.

Cette légère baisse, après une progression exceptionnelle de près de 21 % de l'indice au cours des 12 derniers mois, a probablement été accentuée par le faible volume de transactions, a souligné Colin Cieszynski, stratège en chef des marchés chez SIA Wealth Management.

Vous avez peut-être des gens qui font des prises de bénéfices avant la fin de l'année et pas beaucoup de gens qui achètent, a-t-il avancé.

La faiblesse du marché canadien à la fin de l'année est probablement temporaire et la vigueur pourrait revenir si l'économie américaine se redresse ou si les prix mondiaux des matières premières augmentent, a affirmé M. Cieszynski.

Ce fut une très bonne année, dans un large éventail, a souligné l'analyste.

Souvent, quand les gens pensent au Canada, ils regardent les banques ou les matériaux ou les mineurs ou les compagnies d'énergie, mais ceux-ci ne menaient pas la marche cette année. Ce sont davantage des éléments comme la technologie et les industries qui ont été les moteurs des marchés, a-t-il ajouté.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article

Bilan de l’année boursière 2019

Bilans positifs à New York, en Europe et en Asie

Wall Street a pour sa part terminé sur une belle note l'ultime séance d'une année robuste, sa meilleure depuis 2013, propulsée par des gains majeurs dans les titres technologiques.

Le Dow Jones a grappillé 0,27 % pour terminer à 28 538,44. Le Nasdaq, à forte coloration technologique, s'est apprécié de 0,30 % à 8972,60. Et le S&P 500, qui représente les 500 plus grandes sociétés cotées à Wall Street, a pris 0,29 % à 3230,78.

Mais sur l'ensemble de l'année, le Dow a bondi de 22 % tandis que le Nasdaq et le S&P 500 enregistraient leur meilleure année depuis 2013 en s'envolant de respectivement 35 % et de 29 %.

L'avancée des discussions commerciales entre les États-Unis et la Chine ainsi que les élections de décembre au Royaume-Uni qui facilitent sa sortie de l'Union européenne ont soutenu le sentiment des investisseurs.

David Kelly, chef de la stratégie mondiale chez JPMorgan Asset Management

Les géants de la technologie ont continué à dominer la place boursière, Apple prenant par exemple 86 % et Microsoft 55 %.

Sur le front des valeurs, 2019 a été marquée par des entrées en bourse retentissantes, avec des succès inattendus comme celui de Beyond Meat et des ratés très médiatisés comme ceux de Uber et Lyft, des applications de mises en relation de chauffeurs avec des passagers.

Les bénéfices des entreprises ont déjà reculé en 2019, mais bien moins fortement que prévu par les analystes. Ces derniers s'inquiétaient particulièrement de l'apparent manque de confiance des patrons et de la faiblesse de leurs investissements.

L'indice phare parisien, le CAC 40, tout comme le Dax allemand, peuvent se targuer d'une progression supérieure à 25 % sur l'année, tandis que l'indice londonien FTSE 100 affiche une hausse plus modeste d'environ 12 %.

En Asie, l'indice japonais Nikkei a bondi de 18 %. Et à Hong Kong, l'indice composite Hang Seng a pris environ 10 %.

Un balancier qui va et qui vient

L'année 2018 avait été difficile, avec des acteurs du marché prenant peur face à la rapide montée des taux d'intérêt décidée par la banque centrale américaine et face au ralentissement de l'économie mondiale sur fond de tensions commerciales et du Brexit.

Mais la Réserve fédérale a changé son fusil d'épaule dès janvier 2019, affirmant vouloir être patiente sur sa politique monétaire, et a par la suite abaissé ses taux trois fois.

Les soubresauts de la guerre commerciale entre Washington et Pékin ont bien secoué de nombreuses séances, mais l'espoir sans cesse relancé d'un compromis a soutenu la hausse des indices.

Le président américain Donald Trump a d'ailleurs confirmé dans un tweet, mardi, juste avant l'ouverture du marché, que l'accord partiel auquel sont parvenus les négociateurs des deux pays mi-décembre serait signé à la Maison-Blanche le 15 janvier. Il a aussi indiqué qu'il se rendrait à une date ultérieure à Pékin, où commenceront les discussions pour la phase 2 de cet accord.

L'année 2020 pourrait être bien différente de celle qui s'achève.

Les craintes politiques pourraient resurgir aux États-Unis et avoir toutes sortes de conséquences.

J'ai peur qu'en 2020, on échange l'incertitude liée à la guerre commerciale contre l'incertitude liée au résultat de l'élection américaine.

Gilles Moëc, chef économiste du groupe français Axa
Avec les informations de La Presse canadienne, Agence France-Presse, et Reuters

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