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La cuisine autochtone en évolution de Lysanne O’Bomsawin

Le chef autochtone Lysanne O'Bomsawin est au comptoir d'une cuisine en train de mélanger de la nourriture dans un bol, alors qu'à ses côtés, des chaudrons sont sur les ronds d'une cuisinière, en attente.

Le temps des Fêtes, c'est aussi la période par excellence pour cuisiner. La chef Lysanne O'Bomsawin explique quelles sont les spécialités culinaires de sa communauté, Odanak.

Photo : Radio-Canada / Alexandre Lepoutre

Radio-Canada

Puisque le temps des Fêtes en est un de cuisine et de partage, la chef cuisinière autochtone Lysanne O'Bomsawin, d’Odanak, a accepté de nous faire part de ses réflexions sur cette cuisine qu’elle a fait évoluer avec les années.

Depuis plus de 10 ans, elle prend plaisir à perpétuer les traditions culinaires de son peuple.

Ce sont des recettes transmises de génération en génération, qu’elle met au goût du jour avec les techniques acquises au cours de ses études culinaires dans les grandes écoles.

Je mets tout cela ensemble pour en faire de nouveaux plats, d’hier à aujourd’hui.

Lysanne O'Bomsawin, chef cuisinière d'Odanak

Chaque nation a ses particularités, fait-elle valoir. Chez les peuples qui étaient davantage des chasseurs-cueilleurs, la cuisine était beaucoup plus protéinée, donne-t-elle en exemple.

Les plats populaires au sein de la cuisine abénaquise comportent beaucoup de poisson fumé, dit-elle. La sagamité et la banique sont aussi souvent au menu chez les Abénaquis.

Gros plan sur une assiette de truite fumée sur coulis de bleuets et accompagnement de courge spaghetti.

La chef propose sa recette de truite fumée à l'érable avec sauce aux bleuets sur un lit de courge spaghetti et herbes salées.

Photo : Radio-Canada / Alexandre Lepoutre

La dame pratique la cuisine depuis qu’elle a l’âge de 4 ans et a profité de l’influence de sa grand-tante, une femme qui était très influencée par la cuisine québécoise.

Elle vient d’une époque ou tout ce qui était de culture abénaquise ou culture autochtone en général n’était pas valorisé, dit-elle.

Les choses évoluent toutefois depuis quelques années.

Je pense qu’il y a un mouvement où les gens ont décidé de se réapproprier qui ils sont et de l’afficher. On le fait de diverses façons, sur le plan artistique comme sur le plan culinaire.

La cuisine du monde

La chef apprécie la curiosité en vogue ces années-ci.

Au Québec et un peu partout dans le monde, on aime découvrir la cuisine du monde. On est plus à la recherche de l’authenticité aujourd’hui que dans la cuisine fusion où on essayait de tout réinventer.

Lysanne O’Bomsawin considère que la cuisine québécoise et la cuisine autochtone se sont métissées avec les années. Elle n’y voit pas là d’appropriation culturelle, mais plutôt de l’appréciation culturelle, dit-elle.

L’échange qui se fait, c’est ce qui fait en sorte qu’elle évolue, qu’elle est vivante et qu’on se la partage, note-t-elle. C'est une réconciliation.

D'après un reportage d'Alexandre Lepoutre

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Mauricie et Centre du Québec

Alimentation et cuisine