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L'itinérance durant les Fêtes : du réconfort à l'oubli

Plusieurs itinérants voudraient bien ne pas tomber dans l'oubli une fois le temps des Fêtes terminé.

Photo : Radio-Canada / Rad

Radio-Canada

Des milliers de personnes vivent en situation d'itinérance au pays, et en cette période de festivités, des organismes tentent de leur offrir un peu de réconfort. C'est le cas de Book Humanitaire et de la Maison du Père, qui se sont unis dimanche pour offrir repas chauds, vêtements d'hiver et réconfort aux itinérants de Montréal.

Cette journée d'entraide, organisée pour les personnes en situation d'itinérance, a permis à ces dernières d'oublier – du moins pour un court moment – leur situation difficile.

L'itinérance, c'est combattre le froid, [...] puis, bien souvent, on se fait jeter dehors parce qu'on n'a pas l'argent pour payer. En arrivant ici, on sait très bien qu'on ne se fera pas jeter dehors. [...] On n'est plus gênés, on change nos manteaux, on mange, on boit du café, on mange de la soupe, on se réchauffe.

Sylvain, itinérant montréalais

D'autres, comme Denis-André, un itinérant en phase de réinsertion sociale, vont porter des manteaux au Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM). Le CHUM, c'est le Centre-Sud et, tous les soirs, tous les jours, il y a énormément de personnes en situation d'itinérance qui arrivent, qui se sont fait voler leurs vêtements, explique-t-il.

Si, pendant les Fêtes, le public prend davantage le temps de penser aux personnes dans le besoin, cette sensibilité semble toutefois s'envoler rapidement, et plusieurs voudraient bien ne pas tomber dans l'oubli.

Après le temps des Fêtes, on pense à l'hiver; janvier et février, c'est la misère, c'est le froid. Aussitôt que les Fêtes sont passées, les cadeaux, il n'y a plus rien. Les gens disparaissent complètement, on ne les voit plus...

Denis-André, itinérant en phase de réinsertion sociale

Comme Sylvain, en situation d'itinérance depuis sept ans, de nombreuses personnes en difficulté développent leur propre philosophie, à défaut d'avoir à portée de main une solution à long terme.

On prend ça un jour à la fois, donc en prenant ça un jour à la fois, c'est une inquiétude pour une journée; demain appartient à demain, et voilà, dit-il.

Avec les informations de Fannie Bussières McNicoll

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