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Projet GNL : une croissance démographique qui cause des maux de tête à deux villes

Les municipalités de Kitimat et de Terrace craignent un manque de fond pour couvrir les nouveaux services nécessaires.

Une vue aérienne de Terrace en Colombie-Britannique

L'augmentation de la population à Terrace, Colombie-Britannique, nécessite plus de services municipaux et donc plus de financement pour la municipalité.

Photo : CBC

Radio-Canada

La venue du mégaprojet d'exploitation de gaz naturel liquéfié (GNL) de 40 milliards de dollars de la coentreprise LNG Canada dans le nord de la Colombie-Britannique a tôt fait de bouleverser le paysage économique des villes de Terrace et de Kitimat. Alors que la population des deux municipalités augmente, les répercussions de la croissance rapide se font sentir par les résidents qui peuvent en profiter ou en pâtir.

Plus de population crée un besoin plus important pour certains services, et donc plus d’offres d’emploi. Grâce à ça, la coiffeuse Freda Barton a eu l’occasion de redéménager dans sa ville natale de Kitimat pour travailler dans un studio mobile de coiffure qui sert environ 4500 personnes vivant dans des camps de travailleurs du projet de LNG Canada.

Toute la ville est follement occupée.

Freda Barton, coiffeuse et résidente de Kitimat

Il peut par contre s’avérer difficile de recruter des personnes pour des postes de l'industrie des services lorsqu’il y a des emplois bien rémunérés dans les camps à proximité, croit Tracy Best, propriétaire de Nechako Barber Shop. Malgré cela, le président de la Chambre de commerce de Kitimat, Daniel Chimko, met en garde les gens : il ne suffit pas d’y déménager pour obtenir un emploi bien rémunéré.

En plus d'avoir besoin de plus de coiffeurs, les communautés disent qu'elles ont également besoin de plus de policiers et d'officiers municipaux pour répondre à certains des problèmes qui surviennent avec une population en croissance rapide. Par contre, une question demeure : qui paiera pour cela?

Pénurie de logements

Les logements sont en forte demande, il est donc préférable d'avoir à la fois un emploi et un endroit où vivre avant de décider de déménager au Nord-Ouest [de la province], affirme Daniel Chimko. Vous devez vous assurer que vous avez votre premier mois de loyer en main afin de ne pas être laissé de côté dans la rue.

Des constructions de maisons et d’un nouvel hôtel sont en cours pour subvenir à l’afflux de population.

Plus d’itinérance et de criminalité

Avec la croissance démographique, d’autres enjeux de la grande ville, comme l’itinérance, la toxicomanie et la criminalité, arrivent aux portes de la Ville de Terrace.

La Ville souhaite ajouter plus de policiers et d'agents municipaux à ses rangs en 2020, et espère que la province et les entreprises derrière LNG Canada seront prêtes à aider à couvrir les coûts.

Selon la responsable en chef de l’administration de la Ville de Terrace, Heather Avison, tous les changements négatifs ne sont pas attribuables au projet de GNL, mais il est probable que certains des défis puissent être attribués à l'arrivée de nouvelles personnes dans la région.

C'est une bénédiction et une malédiction

Heather Avison, responsable en chef de l’administration de la Ville de Terrace

Même si LNG Canada se dit soucieuse des enjeux vécus par les communautés, c’est un financement en continu que désire l’administration de Terrace, a ajouté Heather Avison. Les municipalités de Terrace et Kitimat sont d’ailleurs membres de l’alliance entre les Territoires du Nord-Ouest et la Colombie-Britannique pour le partage des retombées des ressources (Northwest BC. Resource Benefits Alliance), qui plaide pour que plus d'argent provenant des grands projets de la région soit investi directement dans les municipalités.

La porte-parole de LNG Canada Susannah Pierce n'a pas dit si l'entreprise serait disposée ou non à verser un financement continu aux municipalités, mais a plutôt déclaré qu'elles engageraient un dialogue ouvert.

Pendant ce temps, Terrace envisage une augmentation de 7 % des taxes en 2020 juste pour répondre à la demande de services urbains, ajoute Heather Avison. Ce n'est pas anodin, a-t-elle déclaré. Mais c'est ce que nous devons faire.

Avec les informations de Andrew Kurjata

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Colombie-Britannique et Yukon

Politique municipale