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Année de réflexion en vue pour les partis d’opposition manitobains

Les chefs de l'opposition Wab Kinew et Dougald Lamont à la rotonde du palais législatif.

Le chef du NPD, Wab Kinew (à gauche), et le chef du Parti libéral, Dougald Lamont (à droite), devront faire face à un vote de confiance au cours de l'année 2020.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L’année 2020 s’annonce comme une année de réflexion et, peut-être, de renouvellement à la tête des deux partis d’opposition du Manitoba, alors que ceux-ci s’apprêtent à renouveler, ou non, leur confiance en leurs chefs respectifs.

Les règles du Nouveau Parti démocratique et du Parti libéral exigent que leurs chefs, Wab Kinew et Dougald Lamont obtiennent plus de 50 % d’appui lors d’un vote sur la tenue potentielle d’une course à la direction.

La barre des 50 % n’est toutefois pas immuable et certains chefs de partis ont, par le passé, souhaité obtenir un soutien plus grand afin d’asseoir leur autorité et ont préféré démissionner en n’obtenant pas la majorité claire qu’ils désiraient.

En 2005, par exemple, le chef du Parti progressiste-conservateur manitobain, Stuart Murray, a démissionné, jugeant que l’appui de 55 % des membres de la formation politique n’était pas suffisant pour assurer sa légitimité.

En 1983, le chef conservateur fédéral, Joe Clark, avait pris la même décision avec 67 % d’appui, ce qui avait conduit à l’élection de Brian Mulroney à la tête du parti.

Des gains probants, selon Wab Kinew

Le chef néo-démocrate Wab Kinew, refuse, pour l’instant, de se fixer un objectif, mais se dit confiant dans l’appui de ses membres.

« L’important, pour moi, ce sont les Manitobains. En discutant avec les habitants de la province, j’ai l’impression qu’ils ont apprécié notre campagne électorale et qu’ils soutiennent l’équipe en place », soutient-il.

C’est également l’impression du responsable des études politiques à l’Université du Manitoba, Royce Koop. Selon lui, la présence de M. Kinew à la tête du parti semble assurée, notamment en raison des gains réalisés lors des dernières élections.

Il ajoute que les néo-démocrates pourraient opter pour la stabilité après les courses à la direction déchirantes de 2015 et 2017.

Dougald Lamont n’est « pas inquiet »

L’avenir du chef libéral Dougald Lamont ne semble pas aussi assuré que celui de son homologue néo-démocrate. Les libéraux ont perdu un siège lors des élections générales de septembre.

Les trois députés du parti présents à l’Assemblée législative ne sont pas suffisants pour conférer aux libéraux le statut de parti officiel et le financement qui y est lié.

Cela dit, Royce Koop note l’absence perceptible de désir de voir partir le chef libéral. Malgré tout, la taille relativement modeste du parti faciliterait l’organisation d’une course rapide à la direction.

« Il faut juste une personne bien organisée pour “paqueter” le congrès du parti et influencer le résultat du vote », note M. Koop.

Deux des adversaires malheureux de M. Lamont lors de la course à la direction de 2017, Jon Gerrard et Cindy Lamoureux, siègent toujours sous la bannière libérale.

Tout comme Wab Kinew, Dougald Lamont refuse d’indiquer le niveau d’appui qu’il recherche et garde confiance.

« Je ne dirai jamais que je suis parfait, mais je ne suis pas inquiet », confie celui qui dit travailler à peaufiner la question qui sera posée aux membres avec la direction du parti.

« Il faut simplement poser la bonne question », dit-il.

Réorganisation politique et financière

En plus de tenter de renforcer leur leadership, les deux chefs comptent profiter de l’année 2020 pour assainir les finances de leurs partis.

Ces dernières années, le Parti progressiste-conservateur a obtenu beaucoup plus de dons que ses adversaires.

Malgré tout, dit Dougald Lamont, les libéraux n’ont demandé aucun prêt pour mener la campagne de 2019, ce qui donne au parti la possibilité d’engranger les dons en vue des prochaines élections.

De leur côté, les néo-démocrates sortent des élections de septembre avec quelques dettes, mais Wab Kinew soutient que les dons ont également augmenté depuis 2016.

« Ça va plutôt bien. Les gens sont impressionnés par l’état de nos finances », affirme-t-il.

Avec les informations de Steve Lambert

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