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Le marché immobilier canadien connaîtra un regain en 2020

Le reportage de Myriam Eddahia.

Photo : Radio-Canada / Marjorie April

Selon des experts, si la demande était moins forte au début de l'année, les derniers mois montrent une augmentation des prix des propriétés à l'échelle du pays.

Les prix ont recommencé à augmenter parce que la demande récupère maintenant [...] et le marché reprend de la croissance, dit l'économiste en chef de la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL), Bob Dugan.

Le niveau d'activité du marché immobilier a été freiné, notamment par la mise en place du test de résistance du marché hypothécaire et par certaines mesures ontariennes appliquées en 2016 et en 2017 alors que les prix des propriétés connaissaient une hausse fulgurante.

[À l'échelle nationale], c'est un marché qui demeure assez fort, mais qui a diminué par rapport au sommet historique en 2016 et 2017, dit Bob Dugan.

À Vancouver, les coûts de propriété représentent toujours 84,7 % du revenu des ménages, selon le plus récent rapport intitulé Tendances immobilières et accessibilité à la propriété de Recherche économique RBC.

La construction et les ventes de maisons individuelles dans la grande région de Toronto ont diminué en 2019, selon le rapport Perspectives du marché de l'habitation (PMH) de la SCHL, ce qui aurait contribué à la hausse des prix des condos.

C’est un marché de vendeurs

À Toronto, l’accès au logement reste une préoccupation parce que les terrains se font rares et la demande est continuelle.

La hausse des prix a été dirigée par les condominiums. On construit énormément de grandes tours. On construit de moins en moins de maisons à cause du manque de terrains. Donc on construit plus en hauteur.

Jean Pearson, agent immobilier chez RE/MAX

C’est un marché de vendeurs, ajoute M. Pearson.

Il y a plus d’acheteurs que de vendeurs dans la Ville Reine et la forte concurrence continue de créer un contexte favorable à la hausse des prix.

À Toronto, on se trouve à un prix moyen de 840 000 dollars pour tous types de propriétés [pour le mois de novembre 2019], souligne Jean Pearson.

Pour la même période l’année dernière, le prix moyen était de près de 790 000 $, selon la Chambre immobilière de Toronto. Une augmentation de 50 000 $ en moyenne, en un an. En 2020, il pourrait atteindre jusqu’à 898 400 $.

Une croissance des prix au Canada

À l’échelle du pays, le prix moyen pour l’année 2019 était d’un peu plus de 500 000 $ et il devrait augmenter de 31 000 $ pour 2020, selon les prévisions de l’Association canadienne de l'immeuble.

À Vancouver, le prix moyen pourrait aller jusqu’à 983 000 $.

À Montréal, la demande des acheteurs est forte en raison d’une économie florissante et de l’intérêt de plus en plus vif suscité par la ville à l’échelle internationale. La valeur des propriétés augmente, mais de façon progressive, rapporte Recherche économique RBC.

À Ottawa, les ventes de propriétés et les prix continuent d’augmenter raisonnablement, selon les experts.

C’est en Ontario que la croissance des prix sera la plus élevée en 2020 et 2021. Le Québec enregistrera aussi des hausses de prix relativement fortes durant ces deux années, dit le rapport Perspectives du marché de l'habitation (PMH) de la SCHL.

La SCHL prévoit une augmentation du nombre des ventes en 2020 et 2021 à l'échelle du pays.

Les cinq premiers marchés immobiliers à surveiller en 2020 sont Vancouver, Toronto, Ottawa, Halifax et Montréal, selon un sondage du cabinet PricewaterhouseCoopers (PwC).

Vancouver et Toronto restent en tête des villes canadiennes pour ce qui est des perspectives d’investissement et d’aménagement.

PricewaterhouseCoopers (PwC)
Cinq tours d'habitation et les rails du SkyTrain passant au-dessus d'un parc de stationnement à Vancouver.

À Vancouver, les copropriétés ont représenté 88 % des mises en chantier durant les huit premiers mois de 2019.

Photo : Radio-Canada / Christer Waara

La SCHL prévoit aussi une forte hausse de la construction de logements en Colombie-Britannique en 2020 et 2021. En Ontario et dans les Prairies, les mises en chantier augmenteront, mais moins que durant les dernières années, précise l'organisme.

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