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Possible grève des machinistes aux aéroports de Montréal le 31 décembre

Le débarcadère de l’aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau, à Montréal, la tour de contrôle en arrière-plan.

Les employés de Swissport doivent ravitailler en carburant des centaines d'avions par jour.

Photo : Radio-Canada / Charles Contant

Radio-Canada

Quelques heures après avoir rejeté massivement une entente de principe, les employés préposés au ravitaillement des avions aux aéroports Montréal-Trudeau et Mirabel ont déposé, samedi, leur avis de grève à leur employeur, Swissport.

On parle d'environ 180 employés qui déclencheront la grève dans 72 heures, donc le 31 décembre, si aucune entente n'est conclue d'ici là.

Les négociations ont toutefois repris cet après-midi entre Swissport et ces employés, chargés de ravitailler jusqu'à 500 aéronefs par jour.

Swissport a déjà mentionné avoir établi un plan de contingence pour assurer le ravitaillement des avions en cas de grève.

En cas de débrayage, Swissport Canada pourrait faire appel à des cadres pour assurer le maintien de certaines activités.

Aéroports de Montréal (ADM) dit suivre de près l’évolution du dossier et espère que les passagers de YUL n’auront pas à faire les frais de ce conflit de travail.

Un rejet massif de l'entente de principe

Vendredi soir, les machinistes, qui demandent une amélioration de leur salaire et de leurs conditions de travail, ont rejeté dans une proportion de 90 % l’entente de principe conclue le 22 décembre entre Swissport et leur syndicat.

L'entente de principe était vue comme un compromis par ce dernier.

Alors que les machinistes gagnent présentement « autour de 16 $ de l'heure », le syndicat aimerait obtenir une hausse de leur salaire horaire de 1,50 $ ou de 2 $.

Il désire également obtenir l'engagement que la sécurité au travail des employés sera assurée. Selon le syndicat, un haut taux de roulement du personnel entraîne notamment des lacunes dans la formation, et l'empressement de l'employeur à mettre les nouvelles recrues au travail engendrerait une augmentation des incidents problématiques.

Le niveau de danger dans ce travail est élevé. Tu ne veux pas quelqu’un qui ne sait pas comment ravitailler un avion ou qui fait des erreurs. Il faut garder du monde d’expérience, explique Peter Tsoukalas, président général du district 140 de l'Association internationale des machinistes et des travailleurs de l’aérospatiale (AIMTA).

La conciliation travail-famille est aussi au coeur des demandes du syndicat.

Les machinistes des aéroports montréalais ont déjà gagné plus de 22,50 $ de l’heure au début des années 2000, lorsqu'ils travaillaient pour Consolidated Aviation Fueling (CAFAS).

Mais en 2015, ces travailleurs sont devenus des employés de Swissport lorsque cette entreprise a remporté le contrat pour le ravitaillement des appareils d'ADM. Leur convention collective a alors été renégociée et c'est à ce moment que les employés ont subi d'importantes baisses salariales.

Le groupe de travailleurs estime qu’il est temps de reprendre là où ils ont perdu, quitte à déclencher une grève le 1er janvier prochain, dit le syndicat dans un communiqué.

Avec les informations de La Presse canadienne

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