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La musique traditionnelle au-delà du temps des Fêtes

Un violon de musique traditionnelle

Un violon de musique traditionnelle

Photo : Radio-Canada

Dereck Doherty

Le groupe de musique traditionnelle La Queue du Loup profite du temps des Fêtes pour faire connaître ce style musical généralement réservé à ce temps-ci de l’année. Portrait d’artistes de la musique « trad », de passage à l'émission D'Est en Est, vendredi.

On est des vieux routiers de la musique traditionnelle, raconte de son côté Yoland Henri, le violoniste du groupe, autrefois membre du groupe rimouskois La baratte à beurre. Toutefois, c’est à la Manic que La Queue du Loup a commencé, se souvient le guitariste Pierre Lepage.

Une seule rencontre dans le sous-sol de l'accordéoniste Gilbert Bernier a été nécessaire pour que les trois membres fondateurs ressentent la chimie qu’il leur fallait pour former le groupe. On s’est bien entendus, puis, petit à petit, on a cheminé là-dedans, raconte le violoniste.

La musique traditionnelle, une musique « underground »

Selon la flûtiste Ginette Langlois, qui s'est jointe au groupe voilà 11 ans, la musique traditionnelle ne jouit pas d’une grande diffusion. Quand tu n’en fais pas partie, quand tu n’en joues pas, tu ne l’entends pas, à part aux Fêtes.

À longueur d’année, à la radio, on n’entend pas ça, de la musique ''trad''.

Ginette Langlois, flûtiste du groupe La Queue du Loup

Selon Mme Langlois, si les diffuseurs en faisaient jouer davantage sur les ondes, le style gagnerait en popularité. C’est sûr que si on l’entendait plus souvent, elle deviendrait plus à la lumière du jour, commente-t-elle, ajoutant qu’il s’agit d’un style musical vivant.

Malgré la faible diffusion radiophonique de leurs pièces, les artistes constatent que la musique traditionnelle gagne en popularité depuis quelques années. Ça, on le sent vraiment, raconte Yoland Henri.

Le groupe La Queue du Loup en performance.

Le groupe La Queue du Loup

Photo : Radio-Canada / Simon Rail

Selon lui, la musique traditionnelle s’est démocratisée et plusieurs jeunes s’y intéressent, notamment par le biais de la danse traditionnelle. C’est ce qui est plaisant avec cette musique-là, ça fait longtemps que je le dis, c’est la musique que tu vas jouer et que tu vas voir le petit bonhomme ou la petite bonne femme de quatre ans danser avec son papy ou sa mamie, illustre l’artiste.

Le groupe anime d’ailleurs des séances dans les écoles afin de faire connaître le style traditionnel aux élèves. C’est fascinant pour eux de voir ces instruments-là, puis les sons que ça fait, souligne le violoniste.

Quand on fait des animations, on explique, on montre l’instrument et on joue un petit bout, puis ça peut donner le goût aux enfants de jouer, conclut-il.

Allier la tradition et la modernité

À l’ère des réseaux sociaux et des plateformes de visionnement en ligne, la musique traditionnelle allie le passé et le présent, expliquent les artistes. Forcément, les outils ne sont plus les mêmes. On [fonctionne] avec des studios d’enregistrement numérique, résume M. Henri.

Ce qui perdure dans le temps, toutefois, c’est le plaisir que les membres du groupe ont à jouer les uns avec les autres, sans oublier le public pour qui le groupe performe. C’est de la musique qu’on aime profondément à la base, conclut Yoland Henri.

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