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RDI : 25 ans d’informations pour réunir le pays

L'équipement de RDI sur le terrain avec un camion satellite du réseau.

Avec des journalistes sur le terrain depuis 25 ans, RDI a permis de mettre en lumière l'actualité de l'Ouest francophone.

Photo : Radio-Canada / Marc André Masson

Julien Sahuquillo

Le premier janvier marquera le 25e anniversaire du réseau de l'information, RDI. La première chaîne d'information en continu francophone de l'Amérique du Nord a changé le paysage des nouvelles au pays et permis de rassembler les Canadiens et d’ouvrir les yeux sur l’Ouest.

Selon le présentateur de RDI Matin, Marc André Masson, RDI a été un bouleversement pour l’ensemble des Canadiens.

Ça a donné l’occasion de comprendre bien des choses qui pouvaient se dérouler dans l’Ouest pour des téléspectateurs qui sont essentiellement concentrés au Québec. Et en même temps, ça a permis à des gens de l’Ouest de voir des choses qui se déroulaient au Québec, affirme-t-il.

Il connaît d’ailleurs bien les problématiques de l’Ouest pour avoir été animateur de 1996 à 2007, pour ce qui était alors l’Ouest en direct sur RDI.

C’était plus cloisonné, parce que tous les sujets de l’Ouest étaient faits par l’Ouest. Tous ceux du Québec étaient traités au Québec. Il n’y avait pas autant d’aller-retour comme maintenant, se souvient-il.

Avec l’arrivée des correspondants en ondes tout au long de la journée, cela a permis de mettre plus de lumière sur l’ensemble des provinces, mais aussi de voir leurs points communs.

Les sujets traités peuvent être davantage mis en perspective par rapport à ce qui se fait dans d’autres provinces.

Ça a presque un effet d'entraînement. Je me souviens d’une histoire où il y avait une médecin séropositive à Montréal qui avait opéré sur des enfants. On avait rappelé beaucoup d’enfants, on était très inquiet. Alors que six mois avant on avait eu un cas à l’Hôpital Saint-Boniface où on avait stérilisé et réutilisé des ustensiles jetables. Ça m'a permis de mettre les choses en perspective et de dire qu’il ne fallait peut-être pas s'inquiéter tant que ça au Québec parce qu’au Manitoba personne n’avait été contaminé, explique-t-il.

Marc André Masson en direct à la télévision.

Marc André Masson a été l'animateur de l'«Ouest en direct», une émission de RDI produite à Winnipeg.

Photo : Radio-Canada / Marc André Masson

Marc André Masson cite également l’exemple plus récent de la Loi sur la laïcité de l’État au Québec, la Loi 21, qui a ainsi fait réagir au Manitoba et en Ontario, et vice versa.

Reste que l’information avance vite et que la révolutionnaire formule de l’information en temps réel du début des années 1990 ne l’est plus au regard de l’essor des nouvelles technologies et du grand nombre d’informations.

Une réalité qui implique une plus grande importance d’avoir des sources journalistiques de référence comme RDI, selon M. Masson.

Ce qu’on voit sur les réseaux sociaux ce n’est pas toujours complet avec souvent de l’information qui est très orientée et ce n’est pas fait par des professionnels de l’information. Il y aura des évolutions, mais reste que ce sont les journalistes qui font l’information, ce n’est pas Facebook ou Instagram.

Marc André Masson, animateur de RDI Matin

Le public n’est pas le seul à s’adapter à cette information constante et rapide. Le monde politique a trouvé une nouvelle forme de travail avec les géants médiatiques que sont les réseaux d’information en continu.

Je trouve qu’ils réagissent de plus en plus par voie de communiqué. Ils restent dans des bureaux, ils nous font parvenir des textos pour nous dire quelle est leur réaction ou qu’ils ne réagiront pas avant le lendemain, remarque l’animateur de RDI Matin.

Il ajoute qu'il ne critique pas ces comportements qu’il juge, d’une certaine manière, nécessaires pour permettre des réponses de qualité à l’heure où les politiciens doivent réagir devant les médias au même moment où ils apprennent l’information.

À l’éternelle critique de l’effet de répétition des nouvelles sur un réseau comme RDI, celle-là même qui fut avancée à l’arrivée du réseau, Marc André Masson rappelle le but des médias.

Si on regarde un réseau continu pendant quatre heures, on a l’impression que tout se répète. Ce n’est pas conçu pour ça un réseau continu. C’est un bloc de 15 à 30 minutes qu’on va écouter et on passe à autre chose, conclut-il.

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