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70 ans d’histoire témiscamienne sous un même toit

Des dizaines de boîtes de documents placées sur des étagères.

La Société d'histoire du Témiscamingue fête ses 70 ans.

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

Tanya Neveu

L’année 2019 marque le 70e anniversaire de la Société d’histoire du Témiscamingue. En sept décennies, des milliers de documents ont été triés et numérisés, relatant les faits marquants du Témiscamingue. Les défis demeurent nombreux pour cet organisme à but non lucratif.

Le sous-sol du palais de justice de Ville-Marie, quatre murs de béton, des milliers de trésors.

Il y a des archives au pouce carré; des documents, des lettres, des photos et des artefacts. Ils représentent 143 mètres linéaires. On peut aussi consulter près de 800 heures d’archives vidéo et audio, sans compter les milliers de photos.

De vieux crucifix, chandeliers et photos sont entreposés sur une étagère.

Des artefacts pouvant être observés à la Société d'histoire.

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

Laquelle de ces archives est la plus précieuse? L’archiviste Cécile Herbet, qui travaille à la Société d’histoire du Témiscamingue depuis plus de 23 ans, peine à trouver une réponse. Toutes... toutes les archives sont précieuses, dit-elle en souriant.

Jean-Yves Parent, président de la Société d’Histoire du Témiscamingue pendant 15 ans, confirme que même les journaux intimes sont importants, car ils renferment des bribes d’histoire.

Ça peut être toutes sortes de documents. Ça peut être un contrat d’achat d’une auto. En 1950, combien ça coûtait une auto? On ne le sait pas. Si vous m’apportez un contrat de finances, on voit que l’auto coûtait 2000 $, explique-t-il.

Un homme portant la moustache et une femme sourient à la caméra devant une bibliothèque remplie de livres d'époque.

Jean-Yves Parent, passionné d'histoire et ancien président de la SHT et Cécile Herbet, archiviste depuis 23 ans

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

Chaque semaine, de nouveaux documents font leur entrée dans le sous-sol. La mission de la Société d’histoire est ainsi remplie; protéger le patrimoine historique du Témiscamingue.

Environ 250 demandes de recherche sont transmises à la Société d’histoire par année. Plus de 500 personnes visitent les lieux. Des fonctionnaires, des citoyens ou encore des artistes comme Richard Desjardins, qui y a passé environ deux semaines en préparation de son film Le Peuple invisible.

Pour sa part, Jean-Yves Parent, un véritable passionné d’histoire, consulte les archives de la Société d’histoire au moins trois fois par semaine. Une véritable passion.

Un vieux livre où une lettre est écrite à la main avec une calligraphie d'époque.

Des documents d'époque peuvent être consultés.

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

Des gens qui viennent pour la généalogie. Des municipalités qui veulent célébrer un anniversaire. Des familles qui veulent fêter un 50e anniversaire de mariage, même si c’est plus rare. Ça commence ici quand tu veux écrire un livre ou préparer une conférence, raconte-t-il.

Classer le passé en regardant vers le futur

Les défis demeurent nombreux pour les prochaines années, comme celui de renouveler aux deux ans la demande de subvention de l’organisme.

On est toujours en train de faire la demande de renouvellement. Quasiment pas de temps pour travailler dans le traitement [des archives], déplore l'archiviste Cécile Herbet.

Un artefact sur une étagère.

Des artefacts peuvent également être observés sur place.

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

La dizaine de bénévoles contribuent à trier et à numériser tous les documents qui entrent à la Société d’histoire, mais c’est trop peu. Des piles de documents attendent d’être consignées dans un fonds.

Cette réalité n’empêche pas la Société d’histoire de développer des projets pour l’avenir. Elle a pour projet, en 2020, d’offrir une formation sur l’histoire du Témiscamingue aux nouveaux arrivants.

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Abitibi–Témiscamingue

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