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Un prêtre saskatchewanais demande à l'Église de révéler le nom des agresseurs dans ses rangs

Le prêtre André Poilièvre parle en entrevue devant une maison par un temps ensoleillé.

Le prêtre de Saskatoon André Poilièvre estime que la structure de l'Église catholique est hiérarchique et sexiste.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le prêtre de Saskatoon André Poilièvre joint sa voix à celle de nombreuses victimes et demande aux membres du clergé de la Saskatchewan de divulguer le nom des agresseurs sexuels dans ses rangs.

Selon M. Poilièvre, il s’agit d’une mesure nécessaire pour mettre fin aux violences sexuelles commises par les prêtres.

Tout comme certaines victimes qui se sont manifestées récemment, André Poilièvre estime qu’il ne peut y avoir de guérison ou de pardon sans la publication d’une liste avec le nom des prêtres reconnus coupables, ou présumément coupables, d’abus sexuels.

Il affirme par ailleurs que l’Église catholique doit mettre fin à l’interdiction malsaine qui cible les femmes et les homosexuels.

Vous voulez vous occuper des abus sexuels dans l’Église? Ordonnez [prêtres] des hommes mariés, des hommes célibataires, des femmes mariées et des femmes célibataires. Noir, gai, blanc? Qu’importe.

Une citation de :André Poilièvre, prêtre

André Poilièvre estime que la plupart de ses collègues sont de bons hommes, mais que la structure même de l’Église catholique est hiérarchique et sexiste, la qualifiant notamment d’antiféminine.

Regardez les titres que nous nous sommes donnés : votre Éminence, votre grâce, votre Sainteté, votre excellence, révérend, très révérend, cite-t-il en exemple pour expliquer la dynamique de pouvoir qui existe selon lui au sein du clergé.

Publication des listes

Les diocèses de Prince Albert et de Saskatoon travaillent à colliger de l’information sur les prêtres qui auraient potentiellement agressé des enfants, mais ne s’engagent toutefois pas à divulguer leurs noms.

Il y a quelques mois, l’archevêque de Regina, Donald Bolen, avait promis de publier une telle liste, mais est finalement revenu sur sa décision. Il indique que les victimes avec lesquelles il travaille ne veulent pas que les noms soient rendus publics.

De nombreuses entités catholiques aux États-Unis ont récemment publié des listes de prêtres agresseurs. Elles contiennent les noms, les moments où ils étaient en fonction, les paroisses ainsi que les infractions commises ou présumément commises. Tout nom ou détail qui permettrait d’identifier les victimes est omis.

Au Canada, le diocèse de Vancouver est le premier à avoir emboîté le pas, ce printemps, en diffusant le nom de 36 agresseurs dans ses rangs.

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