•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Dernières livraisons de bois à la papetière Northern Pulp

Des panaches de vapeur sortent des cheminées de l'usine.

La papetière Northern Pulp se trouve à Abercrombie Point en Nouvelle-Écosse.

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des travailleurs forestiers s’efforcent de récolter et de transporter leurs dernières livraisons de bois à la papetière Northern Pulp, qui va bientôt fermer définitivement ses portes.

L’un d’eux, David Meister, dit qu’il aime son travail, mais qu’il n’a guère l’esprit à la fête ces jours-ci. Il travaille dans des lots boisés où sa famille récolte des arbres depuis des générations.

Le premier ministre Stephen McNeil a confirmé, la semaine dernière, que la papetière ne pourrait plus utiliser ses installations de traitement de ses eaux usées après le 31 janvier 2020. Il tenait ainsi sa promesse faite à la communauté autochtone voisine de Pictou Landing.

C’est la fin d’une époque pour l’entreprise familiale de David Meister. Environ 80 % de ses revenus provenaient de la vente de bois, dit-il. La famille élève aussi du bétail sur ses terres.

Pour la première fois, dit-il, il a coupé des arbres le jour de Noël et le lendemain, mais il n’avait aucune certitude de pouvoir les livrer à temps à la papetière en raison d’un manque de camions ces jours-là.

Les pertes de sa famille sont peu de choses comparativement à celle des plus grands fournisseurs de la papetière, ajoute M. Meister.

David Meister, tronçonneuse en mains, est debout devant une abatteuse en pleine forêt en été.

La vente de bois à la papetière Northern Pulp constituait 80 % des revenus de la famille de David Meister.

Photo : Gracieuseté de David Meister

Northern Pulp compte environ 350 employés. Elle estime que ses activités appuient plus de 2000 emplois dans l’industrie forestière.

Le propriétaire de deux entreprises forestières à New Ross, Chris Hughes, estime que ses camions peuvent faire un aller-retour à la papetière en près de six heures. Mais même si tous ses camions font le trajet deux fois par jour, il dit croire que du bois coupé restera en forêt.

M. Hughes dit avoir connaissance de 40 à 50 chargements de bois. Il estime qu'il ne pourra en livrer que la moitié. À moins d’un changement exceptionnel des circonstances, explique-t-il, le reste de ce bois sera une perte.

Avec les renseignements de Jack Julian, de CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !