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Un programme pour entrer dans l'industrie de la construction en plein essor à Toronto

Un chantier de construction avec des grues.

Le projet « The Well » à l'angle des rues Front et Spadina, au centre-ville de Toronto, est le plus grand chantier de construction en Amérique du Nord.

Photo : Radio-Canada / Sue Reid

Radio-Canada

Avec ses grues et ses chantiers de construction, un regard sur le paysage de Toronto suffit à comprendre que la construction y connaît présentement ses heures de gloire, mais la main-d’œuvre ne suit pas toujours le rythme, selon un syndicat de charpentiers qui a donc décidé de développer son propre programme d'apprentissage.

À douze étages au-dessus des rues Front et Spadina, Stephanie Crarey se tient sur une échelle, travaillant sur une cage d'ascenseur sur le chantier The Well, au centre-ville de Toronto, le plus grand chantier de construction en Amérique du Nord.

Une femme en tenue de chantier dans un chantier.

Stephanie Crarey, 32 ans, est apprentie charpentière, travaillant sur le chantier de The Well à l'angle des rues Front et Spadina.

Photo :  CBC / Tina Mackenzie

Trop occupée à travailler, la femme de 32 ans n'a pas le temps de profiter de la vue imprenable sur les toits de Toronto ou du lac Ontario.

Je coupe, je mesure, je donne des coups de marteau... Peu importe ce qu'il faut faire, je le fais, se réjouit-elle.

Stephanie Crarey est apprentie charpentière. Une formation qu’elle a commencée l'année dernière à la suite d’une reconversion professionnelle, après un travail de bureau pour le gouvernement provincial.

J'adore ce que je fais, même s'il y a des jours où c'est difficile émotionnellement, physiquement, mais à la fin de la journée, je suis satisfaite.

Stephanie Crarey, apprentie charpentière

C'est ce genre de sentiment que Mike Yorke espère faire ressentir auprès d'autres jeunes, qui n'ont peut-être pas envisagé une carrière dans la construction.

Des travailleurs en train de faire du coffrage de béton.

Une poignée de places pour la formation du coffrage de béton sont réservées aux étudiants de l'organisme Toronto Community Benefits Network, un partenariat qui, selon M. Yorke, offre des opportunités aux étudiants qui ont traditionnellement été exclus de la construction, notamment les femmes, les néo-Canadiens et les jeunes.

Photo :  CBC / Paul Smith

Notre industrie a désespérément besoin de travailleurs qualifiés, explique le président du Conseil des charpentiers de l'Ontario pour le district de Toronto.

Mais nous n'avons pas suffisamment de travailleurs qualifiés, alors nous développons notre propre programme d'apprentissage.

Mike Yorke, président du Conseil des charpentiers de l'Ontario pour le district de Toronto

Un besoin dans l’industrie

Selon Mike Yorke, partout en Ontario, jusqu'à 500 charpentiers devraient prendre leur retraite chaque année au cours des 10 prochaines années.

Entre la construction de condos en plein essor à Toronto, les projets à usage mixte comme The Well et les grands projets de transport en commun comme le train léger sur rail (TLR) de la ligne Eglinton, il est crucial selon lui de reconstituer une main-d’oeuvre de travailleurs sur le terrain.

Un homme avec un casque de chantier et un gilet jaune dans un chantier.

Mike Yorke indique que les étudiants apprentis commencent tout de suite à gagner une partie du salaire complet des compagnons.

Photo :  CBC / Tina MacKenzie

Un programme de préapprentissage a ainsi été établi, notamment en matière de coffrage de béton.

Le cours de sept semaines est conçu pour les personnes qui sont nouvelles dans l'industrie de la construction, avec peu ou pas d'expérience, et est dispensé par le Collège des charpentiers et des métiers connexes (College of Carpenters and Allied Trades.)

Sa directrice générale, Cristina Selva, affirme que le programme offre aux étudiants des compétences en un laps de temps relativement court.

Une femme dans un grand entrepôt avec un casque de construction

Cristina Selva affirme qu'au cours des 10 dernières années, 1500 étudiants ont obtenu leur diplôme du programme de préapprentissage du coffrage de béton.

Photo :  CBC / Shannon Martin

Dix-huit étudiants ont obtenu leur diplôme en novembre, dit-elle, et le lundi suivant, 16 travaillaient — tous embauchés par des entrepreneurs, qui encadrent ensuite les étudiants alors qu'ils commencent une formation en apprentissage de quatre ans.

C'est notre responsabilité en tant que syndicat, en tant qu'école, en tant que ville, en tant que province, d'aider les gens qui n'aurait pas autrement pas la possibilité d'améliorer leur condition de vie. Et améliorer leur vie signifie plus qu'un simple emploi, estime-t-elle.

Cela signifie avoir la possibilité de commencer à travailler pour votre carrière, a déclaré Mme Selva, alors qu'elle visitait le vaste centre de formation du Collège près de la route Weston et de l'autoroute 407 à Woodbridge.

Warren Owl, 44 ans, rapporte qu'il n'a jamais pensé qu'il finirait dans la construction.

Il a occupé une série d'autres emplois, mais dit qu'il a enfin l'impression d'avoir trouvé une carrière.

Un homme se tient devant l'objectif souriant dans un entrepôt.

Warren Owl espère rentrer chez lui dans la Première Nation Sagamok et aider à construire des logements une fois qu'il aura terminé sa formation de compagnon.

Photo :  CBC / Shannon Martin

Après avoir terminé le programme de préapprentissage, il espère devenir compagnon, puis retourner chez lui dans la Première Nation Sagamok, à environ une heure à l'ouest de Sudbury.

Je pourrai travailler n'importe où, mais de préférence j'aimerais rentrer chez moi et aider ma communauté.

Avec les informations de Shannon Martin, CBC

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Toronto

Industrie de la construction