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Ensaf Badawi dit craindre pour son mari Raif détenu en Arabie saoudite

Raif Badawi.

Raif Badawi a été condamné à 10 ans de prison ainsi que 1000 coups de fouet et une amende pour des propos tenus sur le site web « Libérez les libéraux saoudiens ».

Photo :  Facebook

Radio-Canada

Dans un message Twitter publié jeudi, Ensaf Haidar exprime son inquiétude après avoir discuté avec son mari Raif, détenu en Arabie saoudite où il purge une peine de 10 ans de prison pour des propos critiques à l'égard du régime saoudien et sur l'islam.

Mme Badawi, qui affirme être en contact régulièrement avec son mari, rapporte qu'il parlait rapidement.

Je crains qu’il soit toujours en isolement et en grève de la faim, ajoute Ensaf Haidar, qui vit avec les trois enfants du couple à Sherbrooke. Cette dernière avait confié plus tôt cette semaine à La Tribune que son mari venait de l'informer qu’il avait recommencé à manger et qu’il allait bien.

Le blogueur saoudien avait entamé sa grève de la faim le 11 décembre au côté d'autres détenus d'opinion.

Il avait mis fin à une autre grève de la faim en septembre dernier après avoir reçu la visite du superviseur de la Commission saoudienne des droits de l'homme, Awwad S. Alawwad. Il s'agissait alors d'une quatrième tentative de grève de la faim pour M. Badawi depuis sa détention en 2012.

Il y a 8 ans

Raif Badawi a été condamné à 10 ans de prison ainsi qu'à 1000 coups de fouet et une amende pour des propos tenus sur le site web Libérez les libéraux saoudiens. On lui reproche également d'avoir insulté l'islam.

Il a subi jusqu'ici une seule séance de flagellation en raison de son état de santé.

Depuis son arrestation, plusieurs manifestations de solidarité ont été organisées, notamment à Sherbrooke, afin d’amener le gouvernement fédéral à faire pression sur les autorités saoudiennes.

Sa famille bénéficie de la citoyenneté canadienne, alors qu’elle lui a été refusée même à titre honorifique.

Le 12 décembre, les conservateurs s’y sont opposés lorsqu'une députée du Bloc québécois a demandé le consentement unanime de la Chambre des communes.

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