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Soldes d’après Noël : « du folklore », selon un expert

Une foule dans un centre commercial décoré pour Noël.

La journée de soldes au lendemain de Noël a attiré clients et badauds au Centre Eaton de Toronto.

Photo : presse canadienne / Cole Burston

Radio-Canada

Les traditionnels soldes d’après Noël continuent d’attirer les foules dans les commerces de détail, et ce, malgré une popularité décroissante au profit des achats en ligne.

Comme chaque 26 décembre, les commerçants rivalisent de promotions pour espérer épuiser leurs anciens stocks à l'approche de la nouvelle année.

Les soldes du lendemain de Noël ne relèvent que du folklore, prévient Benoît Duguay, professeur titulaire à l’école des sciences de la gestion et spécialiste de la consommation à l’Université du Québec à Montréal.

On y retrouve surtout des articles invendus. Ne cherchez pas les modèles de l’année. On ne veut pas traîner en 2020 ce qu’on n’a pas vendu en 2019, analyse-t-il.

Parce que c’est Boxing Day, ce n'est pas vrai que vous allez avoir les meilleures aubaines. On a même trouvé que dans certains cas, [les prix] sont un peu plus hauts qu'à d’autres soldes entre septembre et fin décembre.

Benoît Duguay, professeur titulaire à l'école des sciences de la gestion

En effet, les précédents mois ont déjà été marqués par de nombreuses opérations promotionnelles dans les magasins.

Le but d’une solde, c’est de stimuler les consommateurs, illustre M. Duguay. Devant la multiplication de rabais, les clients finissent par ne plus être sensibles aux promotions.

Une femme marchant dans la rue devant une vitrine affichant 50 % de rabais.

À Montréal, les boutiques rivalisent de promotions pour espérer attirer les clients.

Photo : presse canadienne / Graham Hughes

Il prévient que le taux d’endettement des Canadiens, devenu préoccupant, ne contribue pas à la popularité des soldes d'après Noël, tout comme les pressions pour diminuer notre empreinte environnementale, un autre élément dans l’inconscient collectif.

Un sondage en ligne publié par le Conseil québécois du commerce de détail (CQCD) illustre toutefois un engouement pour cette période de rabais : si les dépenses estimées des consommateurs québécois ont été de 2,2 milliards de dollars avant Noël, elles devraient s'élever à environ 600 millions après Noël (la marge d'erreur du sondage est de 3,7 %, 19 fois sur 20).

Ouverture matinale

La chasse aux aubaines bat son plein

Certains commerces, faisant figure d’exceptions, ont ouvert leurs portes dès 8 h (HE), à Montréal et à Gatineau, jeudi. C’est le cas du magasin Best Buy de la rue Sainte-Catherine, dans le centre-ville de Montréal, où une soixantaine de personnes ont fait la file pour être les premières à mettre la main sur des appareils électroniques en solde.

Il s’agit d’une foule modeste en comparaison de celles qu'attirait cette journée il y a encore quelques années, notamment en raison de l’émergence du commerce en ligne et de la tenue d'autres événements similaires, comme le Vendredi fou (Black Friday).

À noter qu'à l’exception des commerces du centre-ville de Montréal et de Gatineau, les détaillants québécois ne sont autorisés à ouvrir qu’à partir de 13 h (HE).

Les températures d’environ -10 °C dans la métropole ont aussi pu refroidir des clients potentiels, au sens propre comme au figuré.

Selon le gestionnaire de la boutique montréalaise Rémi Sammoun, la météo a beaucoup plus d'effet sur l’achalandage des soldes d’après Noël que le Vendredi fou. Ce sont deux clientèles complètement différentes, dit-il.

[Au Vendredi fou], c’est pas mal des gens qui vont gâter leurs proches et leurs amis pour des cadeaux de Noël. [Le 26 décembre], on voit beaucoup plus de gens acheter des produits pour eux, des produits de plus grande envergure. Ils viennent se gâter eux-mêmes avec les cadeaux qu’ils ont reçus, les cartes-cadeaux, l’argent et ainsi de suite, explique M. Sammoun.

Dématérialisation des achats

Le géant américain de la distribution en ligne Amazon a indiqué jeudi avoir embauché dans son réseau mondial plus de 250 000 personnes à temps plein et à temps partiel pour la saison des fêtes de fin d'année.

L'entreprise fait aussi état de ventes records lors de cette période grâce à la vente de dizaines de millions de produits estampillés Amazon, sans toutefois divulguer de chiffres précis.

De son côté, Mastercard a publié un rapport indiquant une progression du commerce en ligne de près de 19 % entre le 1er novembre et le 24 décembre, par rapport à la même période l'an dernier.

Avec les informations de Valérie-Micaela Bain

Avec les informations de Agence France-Presse, et Associated Press

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