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Québec consacrera un demi-million par année pour sortir des aînés de l’isolement

Le reportage de Marie-Michelle Lauzon

Photo : Radio-Canada

Louis-Gabriel Parent-Belzile

La ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, Marguerite Blais, a choisi le jour de Noël pour annoncer une nouvelle subvention récurrente de 500 000 dollars par année à l’organisme Les Petits Frères, qui lutte contre l’isolement social chez les personnes âgées.

[C’est] un cadeau à moi-même, a déclaré la ministre, peu de temps avant le traditionnel dîner de Noël de la branche montréalaise des Petits Frères.

Marguerite Blais est d’ailleurs une habituée de cet organisme, dont elle a été la marraine officielle, et pour lequel elle entretient une affection sans équivoque depuis son implantation au Québec il y a 57 ans.

Selon la directrice générale des Petits Frères, Caroline Sauriol, cette aide gouvernementale fera une différence majeure pour l’OBNL, qui fonctionne principalement grâce à 2000 bénévoles.

[Ces fonds permettront d’embaucher] des coordonnateurs d’équipes, de recruter des bénévoles, de les mettre en action, de trouver les aînés – et ça, on le fait en collaboration avec tous les acteurs [sur le] terrain – et ensuite d’offrir un accompagnement, une famille d’amour, à chacun des aînés.

Caroline Sauriol

En plus de déployer de nouvelles équipes dans des villes comme Granby, Drummondville, Saint-Jérôme et Gatineau, le financement du gouvernement vise à repérer plus de 1800 nouvelles personnes et à recruter plus de 700 nouveaux bénévoles.

Les études montrent qu'à travers le Canada, c'est au Québec que le taux d'isolement des personnes âgées est le plus élevé, a précisé la ministre Blais.

Selon les chiffres du Conseil national des aînés du Canada, un aîné sur trois est à risque d’isolement et le phénomène s’accroît avec l’âge. À partir de 85 ans, la perte d’autonomie a tendance à accentuer ce phénomène. Une personne de 85 ans et plus sur deux serait à risque, d’après la ministre.

On estime qu’un aîné québécois sur cinq n’a aucun proche sur lequel compter en cas de problème et peu ou pas de contact avec sa famille.

Vraiment, ils sont seuls au monde, s’attriste Mme Sauriol en soulignant que les plus âgés n’ont parfois plus aucun proche en vie.

Un devoir pour Marguerite Blais

La ministre juge qu’il est de son devoir de faire tout ce qui est en son pouvoir pour venir en aide aux aînés qui vivent dans l’isolement.

Quand je suis revenue en politique, c’était aussi pour développer tout ce qu’on appelle la gériatrie ou la gérontologie sociale, et ça fait justement partie de la gériatrie que de briser cette solitude, a ajouté Mme Blais

C’est une réalité commune dans les grandes villes comme Montréal, mais aussi en milieu rural, fait pour sa part remarquer le député d’Orford, Gilles Bélanger, invité par la ministre à l’accompagner à ce dîner.

J’appelle ça les grands-mamans des bouts de rang. On oublie ces aînés-là, qui ne sont pas toujours dans des institutions, dans des établissements, et qui sont souvent seuls, mais dont on entend très peu parler.

Gilles Bélanger, député caquiste

Sa région, l’Estrie, a une des moyennes d’âge les plus élevées au Québec, et par conséquent un nombre élevé d’aînés y vivent dans la solitude.

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