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Un nouveau refuge pour sans-abris à Wetaskiwin

Une femme et un homme posent devant une table sur laquelle des vêtements sont installés.

Selon Lisa Saddleback et le pasteur Vinjelu Muyaba, le nouveau refuge était attendu depuis longtemps et a été accueilli avec enthousiasme par la communauté de Wetaskiwin.

Photo : Radio-Canada / Jordan Omstead

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La municipalité de Wetaskiwin, au sud d'Edmonton, a débloqué 65 000$ pour ouvrir un nouveau refuge d'urgence pour sans-abris. Le gîte, ouvert depuis le début du mois de décembre, a été aménagé dans le sous-sol du centre civique de la ville. La solution demeure cependant temporaire puisque le refuge devra fermer ses portes le 31 mars prochain, faute de financement provincial.

Chaque soir depuis son ouverture le 4 décembre dernier, le refuge, opéré par l'équipe de l'église Lighthouse, accueille une dizaine de sans-abris.

Dans ce sous-sol temporairement aménagé en refuge, les visiteurs peuvent se reposer au chaud et recevoir un petit repas. Des jeux de société et des vêtements donnés par des membres de la communauté sont également mis à leur disposition.

La communauté s’est vraiment mobilisée pour nous aider. Nous avons reçu 80 manteaux d’hiver de toutes les tailles. Nous avons aussi des bénévoles qui tricotent des foulards, des tuques et des mitaines. L’Armée du Salut nous a donné beaucoup de denrées non périssables pour qu’on puisse donner des sandwichs, explique Lisa Saddleback, qui gère le refuge opéré par 7 employés et une trentaine de bénévoles.

Un service attendu depuis longtemps

Au total, 43 personnes ont utilisé les services du foyer depuis son ouverture. La plupart d’entre eux sont autochtones, selon Lisa Saddleback.

Ces gens ont pour la plupart vécu des traumatismes transgénérationnels liés aux pensionnats autochtones. Certains y ont séjourné eux-mêmes tandis que d’autres ont été victimes de violence et d’abus de la part de membres de leur famille qui ont vécu ce genre de traumatismes, explique-t-elle.

Certaines personnes nous racontent qu’elles ont dû fuir des situations dangereuses en apportant avec eux que les vêtements qu’ils portaient, ajoute-t-elle.

Le maire de Wetaskiwin, Tyler Gandam, croit que le refuge est un service essentiel pour la communauté. Selon lui, le premier refuge temporaire mis sur pied en février dernier avait enregistré 1200 visites et permis de réduire la demande auprès des services d’urgence de la ville durant ses trois mois d'opération.

Le nombre de personnes qui passent la nuit au poste de police a diminué de 50 %. Il y a eu une diminution d’environ 30 % des appels pour des cas d’ivresse ou de nuisance publique. Moins de personnes se retrouvent à l’hôpital. Cela montre que le refuge a un impact positif et qu’il garde la population en sécurité, explique-t-il.

Le maire de Wetaskiwin assis à une table.

Le maire de Wetaskiwin, Tyler Gandam, affirme que le refuge a un impact positif sur la ville.

Photo : Radio-Canada / Jordan Omstead

Une solution temporaire

L’année dernière, la municipalité avait provoqué de vives réactions en installant des abris temporaires pour les itinérants, dans des cabanes en bois non chauffées, servant habituellement à abriter du bétail.

Bien que le nouveau refuge soit accueilli avec enthousiasme par la communauté, il est lui aussi temporaire.

Nous aimerions ouvrir un refuge permanent, mais nous ne pouvons pas le faire sans financement provincial ou fédéral

Tyler Gandam, maire de Wetaskiwin
Un immeuble, le centre civique de Wetaskiwin.

Le refuge d'urgence a été ouvert dans le sous-sol du centre civique de Wetaskiwin.

Photo : Radio-Canada / Jordan Omstead

Le refuge n’offre pas non plus de services pour venir en aide aux personnes souffrant de troubles de santé mentale et de dépendance, dont beaucoup de sans-abris souffrent, selon le maire de Wetaskiwin.

Nous devons nous attaquer à la source du problème si nous voulons trouver une solution à long terme, ajoute le maire.

Il affirme d’ailleurs être en pourparler avec le gouvernement provincial pour accueillir quelques-uns des 4000 nouveaux lits destinés aux personnes souffrant de dépendance annoncés par le gouvernement albertain en septembre dernier.

Avec les informations de Raffy Boudjikanian, Jordan Omstead et Axel Tardieu.

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