•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Soulagement chez les employés du Nouvelliste

Éditions papier du journal Le Nouvelliste

Le Nouvelliste a été fondé à Trois-Rivières le 30 octobre 1920.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

C'est un véritable soupir de soulagement que poussent les 350 employés du groupe Capitales Médias, notamment ceux du quotidien Le Nouvelliste de Trois-Rivières.

La nouvelle est tombée lundi en fin de journée, les six quotidiens régionaux sont sauvés par la Cour supérieure, qui a accepté le plan de relance proposé par le contrôleur financier chargé de gérer la faillite du groupe de presse.

Dans l’édifice de la rue Bellefeuille lundi, les journalistes du Nouvelliste se disaient heureux de pouvoir vivre un temps des fêtes avec la certitude que le quotidien poursuivra ses activités et qu’ils pourront conserver leur emploi.

Les 350 employés de GCM ont accepté de verser 5 % de leur salaire dans des coopératives pour y parvenir.

C’est sûr qu’on va entamer l’année 2020 plus heureux, plus confiants en l’avenir et vraiment mobilisés pour faire de cette coopérative une réussite.

Une citation de :Louis Ménard, président de la coopérative.

Le tout survient dans un contexte où les employés s’apprêtent à célébrer les 100 ans du quotidien trifluvien, fait valoir M. Ménard. Un centième anniversaire, c’est un événement qu’on n’a pas vécu souvent dans la région, que ce soit pour le journal ou pour d’autres entreprises.

Homme en gros plan au centre d'une salle de rédaction de journal.

Louis Ménard,, président de la coopérative.

Photo : Radio-Canada

Une rente amputée pour les retraités

La nouvelle s’est avérée moins réjouissante pour les retraités, qui verront leur rente fondre de manière significative en 2020, en plus de perdre leur accès au régime d'assurances.

C’est ce qui est dommage là-dedans, soulève l’éditorialiste du Nouvelliste Martin Francoeur. Les retraités sont confrontés à cette baisse de revenus de leur régime de retraite à compter des prochaines semaines. Pour eux, c’est entre 25% et 30% de moins, par mois, qu’ils vont recevoir.

Cette perte sera aussi effective pour les employés actifs, qui écopent également de la fermeture du fonds de pension.

Aucun plan de sauvetage des journaux, y compris celui du modèle coopératif, ne pouvait être bâti en tenant compte de la reprise du fonds de pension et d’assumer le déficit de plus de 60 millions $, explique M. Francoeur.

Les retraités des journaux s'étaient opposés au modèle des coopératives en raison d'une clause du plan de relance qui empêche les retraités d'intenter des poursuites dans l'espoir de récupérer leur manque. Le Tribunal a tout de même donné son aval aux coopératives en tenant compte du fait que certaines institutions qui avaient promis d'investir dans ces coopératives menaçaient de retirer leurs billes si cette clause de quittance n'était pas acceptée.

Le juge Daniel Dumais, qui a évalué le plan de sauvetage, indique éprouver beaucoup d'empathie pour ces retraités. Il précise toutefois qu'il y avait lieu de sauver ce qui pouvait être sauvé.

Avec les informations de Claudie Simard

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !