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L'application de messagerie ToTok serait un outil d’espionnage des Émirats arabes unis

Un homme regarde son téléphone aux Émirats arabes unis.

L'application ToTok a vu le jour aux Émirats arabes unis.

Photo : The Associated Press / Patrick Castillo

Radio-Canada

Lancée cette année, la populaire application de messagerie ToTok serait, en réalité, un outil d’espionnage au service des Émirats arabes unis, a révélé dimanche le New York Times.

En quelques mois, ToTok, un service de messagerie sécurisée semblable à WhatsApp, a été téléchargée des millions de fois dans le monde.

Surtout utilisée au Moyen-Orient, où les services comme WhatsApp sont en partie bloqués, ToTok connaît depuis peu un pic de popularité aux États-Unis. La semaine dernière, elle a été l’une des applications les plus téléchargées au pays.

Suivre les internautes à la trace

Selon le New York Times, les Émirats arabes unis se servent de ToTok pour surveiller les conversations des utilisateurs et des utilisatrices, mais aussi leurs photos, leurs vidéos, leurs déplacements et leurs contacts.

L’enquête du quotidien new-yorkais montre que Breej Holding, l’entreprise qui commercialise ToTok, sert de façade à DarkMatter. Basée aux Émirats arabes unis, cette firme de cyberintelligence et de piratage travaille avec les services secrets du pays.

ToTok réagit dans une lettre

Apple et Google ont récemment retiré ToTok de leurs boutiques d’applications, mais celle-ci fonctionne toujours à moins que les internautes ne la suppriment de leur appareil. 

L’équipe de ToTok a réagi, lundi, en publiant une lettre sur son site (Nouvelle fenêtre). Sans faire référence aux accusations d’espionnage dont elle fait l’objet, elle précise que ToTok est temporairement indisponible sur ces deux boutiques [d’applications] en raison d’un problème technique

ToTok ajoute être en contact avec Google et Apple pour régler ce problème et précise avoir mis en place un cadre de protection des renseignements personnels qui répond aux exigences légales sur les plans national et international. 

Les applis, nouvelles armes des régimes autoritaires?

Nul besoin de s’adonner au piratage pour espionner les gens si vous pouvez les amener à télécharger volontairement cette application sur leur téléphone, a expliqué au New York Times le chercheur en sécurité Patrick Wardle, qui a mené une évaluation indépendante de ToTok.

Ces révélations sur ToTok surviennent après que TikTok, une autre application populaire, a été accusée de collecter secrètement des données pour les autorités chinoises. Ces craintes ont poussé des membres du Sénat américain à réclamer une évaluation des risques que TikTok pose pour la sécurité nationale aux États-Unis.

Avec les informations de The New York Times

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