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Le couturier Emanuel Ungaro n'est plus

Deux hommes souriants, se tiennent par l'épaule devant les caméras.

Emanuel Ungaro, à droite, et Valentino en 2008.

Photo : The Associated Press / Thibault Camus

Radio-Canada

Le couturier français d'origine italienne Emanuel Ungaro est décédé samedi, à Paris, à l'âge de 86 ans.

Emanuel Ungaro avait fait ses classes auprès de Balenciaga et Courrèges avant d'ouvrir sa propre maison de couture à Paris en 1965, se définissant lui-même comme un obsédé sensuel au style haut en couleur.

Il ne faut pas porter une robe, il faut l'habiter.

Emanuel Ungaro

Il considérait son travail comme un artisanat. La mode lui doit beaucoup, a dit le ministre français de la Culture, Franck Riester.

C’est auprès de Cristóbal Balenciaga qu’Emanuel Ungaro a appris l’art des couleurs et l’exigence qui a fait de lui un immense couturier. Son nom restera à jamais associé à une certaine forme de liberté et d’audace.

Franck Riester, ministre français de la Culture

Pour la Fédération de la haute couture et de la mode, Ungaro développa son prêt-à-porter avec la même énergie et le même souci d’articuler en permanence création et savoir-faire.

Son maître, Balenciaga

Emanuel Ungaro débarque à Paris en 1956, à peine âgé de 23 ans. C'est là qu'il rencontre le seul maître qu'il reconnaisse : le couturier espagnol Cristobal Balenciaga.

Son style séduit les élégantes fortunées et des actrices comme son amie Anouk Aimée. Il habille aussi des actrices à l'écran, notamment Gena Rowlands, Catherine Deneuve et Isabelle Adjani.

En 1968, il se lance dans le prêt-à-porter avec une ligne pour femmes, suivie quelques années plus tard d'une ligne masculine.

Au fil des ans, il bâtit un empire, s'intéressant aux parfums, chaussures, lunettes... avant que sa maison ne soit achetée en 1996 par la famille Ferragamo.

Il se retire du monde de la haute couture en 2004.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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