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Le Canada condamne le veto russe et chinois sur l’aide aux Syriens

Photographie aérienne d'un village syrien en ruines après avoir été bombardé.

La province d'Idlib est la cible de bombardements russes soutenus.

Photo : Getty Images / Omar Haj Kadour

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Canada a joint sa voix à celle d’autres pays condamnant l’utilisation du droit de veto de la Chine et de la Russie sur une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies visant à acheminer de l’aide humanitaire aux civils syriens.

Dans un communiqué émis par Affaires mondiales, le Canada s’est dit « profondément déçu ».

Nous sommes particulièrement préoccupés par la situation à Idlib, où la population est confrontée à une violence accrue, notamment à des frappes aériennes du régime syrien et de la Russie, précisent le ministre des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne, et la ministre du Développement international, Karina Gould.

La Russie a utilisé son droit de veto alors que les forces syriennes, alliées de Moscou, ont gagné du terrain dans la dernière enclave d’opposition au régime dans le nord-ouest du pays.

Nous demandons à toutes les parties de permettre un accès humanitaire rapide, sûr et sans entrave aux populations dans le besoin, ajoutent les deux ministres canadiens.

L'accès à l’aide humanitaire

Les membres du Conseil de sécurité de l’ONU devaient se prononcer vendredi dernier sur un projet de résolution proposé par la Belgique, le Koweït et l’Allemagne. Selon ce document, l’aide humanitaire pouvait être acheminée par deux points d’entrée en Syrie à partir de la Turquie et un autre en Iraq pour une période de 12 mois.

La Chine et la Russie se sont opposées à ce plan pour en proposer un autre qui ne prévoyait que deux points d’entrée en Turquie et une période d’accès réduite à six mois.

Il s’agissait du 14e  roit de veto utilisé par la Russie depuis le début du conflit en Syrie en 2011.

Samedi, le secrétaire d’État américain Mike Pompeo avait déclaré que Pékin et Moscou avaient « du sang sur les mains », ajoutant que leur décision de s’opposer au premier projet de résolution était « honteux ».

De son côté, l’ambassadrice britannique à l’ONU Karen Pierce a indiqué que ni la Russie ni la Chine n’ont fourni d’explication crédible pour l’utilisation de leur droit de veto.

Les autorisations en cours permettant à l’aide humanitaire de traverser en Syrie à partir de la Turquie, de l’Iraq et de la Jordanie prendront fin le 10 janvier 2020. Il reste alors un peu de temps au Conseil de sécurité d’arriver à un consensus pour de nouvelles autorisations.

Avec les informations de CBC News

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