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L'Inde assure que la loi sur la citoyenneté ne vise pas les musulmans indiens

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L'homme parle au micro, les bras étendus devant lui.

Le premier ministre Narendra Modi parle lors d'un rassemblement des partisans de son parti à New Delhi dimanche.

Photo : The Associated Press

Radio-Canada

Alors que les manifestations se poursuivent en Inde contre une nouvelle loi sur la citoyenneté votée le 11 décembre par le Parlement, le premier ministre Narendra Modi a assuré dimanche que le texte ne changerait rien pour les musulmans indiens.

Les musulmans qui sont les fils du sol indien et dont les ancêtres sont les enfants de notre mère patrie n'ont pas à s'inquiéter, a-t-il déclaré devant des militants de son parti nationaliste hindou réunis à New Delhi.

Il a assuré que le gouvernement mettait en œuvre ses réformes sans préjugés religieux.

Le premier ministre a aussi accusé le principal parti d'opposition indien, le parti du Congrès, d'indulgence vis-à-vis des violences survenues lors des manifestations, et de répandre des rumeurs selon lesquelles tous les musulmans seront envoyés dans des camps de détention.

Toutes ces histoires à propos de camps de détention sont des mensonges, des mensonges, et des mensonges, s'est-il exclamé.

La nouvelle loi, appelée Citizenship Amendment Act, a modifié la loi actuelle sur la citoyenneté indienne en en facilitant l'accès pour les réfugiés du Pakistan, du Bangladesh et de l'Afghanistan arrivés en Inde avant 2015, sauf pour les musulmans.

Le gouvernement dit vouloir ainsi protéger les minorités non musulmanes ayant fui ces trois pays pour trouver refuge en Inde.

De la discrimination

Mais nombre d'Indiens pensent que la nouvelle législation est une forme de discrimination à l'égard des musulmans – qui représentent 14 % d'une population de quelque 1,3 milliard – et qu'elle viole le caractère laïc de la constitution.

L'adoption de la loi intervient un peu plus de quatre mois après la révocation par le gouvernement nationaliste hindou de Narendra Modi de l'article 370 de la Constitution qui octroyait depuis l'indépendance, en 1947, un statut spécial au Jammu-et-Cachemire, le seul État majoritairement musulman du pays.

En novembre, un tribunal a aussi autorisé la construction d'un temple hindou sur le site d'une mosquée rasée par des fanatiques hindous.

Depuis le 11 décembre, au moins 25 personnes ont trouvé la mort lors d'affrontements avec la police et plus de 1500 personnes ont été arrêtées.

Ces protestations, qui ont réuni des milliers de personnes dans les rues de nombre de villes de pays, surviennent à un moment où la croissance économique est au plus bas depuis six ans et où le chômage augmente.

À Montréal, une « droite nationaliste » dénoncée

Réunis au centre-ville de Montréal, des manifestants ont dénoncé quant à eux ce qu'ils considèrent « un gouvernement de droite nationaliste et religieuse qui rêve d’un État hindou ».

Des personnes brandissent des pancartes près d'une statue à Montréal en hiver.

Des manifestants se sont réunis au centre-ville de Montréal.

Photo : Radio-Canada

Le BJP [acronyme du Bharatiya Janata Party] au pouvoir actuellement, il est le bras politique d’un mouvement hindouiste, estime un manifestant qui juge la loi comme une attaque contre la Constitution indienne [...] car ils veulent refaire la Constitution.

Avec les informations de Reuters, et Agence France-Presse

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