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L'anthropologue Rémi Savard, grand ami des Premières Nations, s'éteint à 85 ans

Rémi Savard.

Rémi Savard était professeur retraité de l'Université de Montréal.

Photo : François Léger-Savard

Radio-Canada

L’anthropologue Rémi Savard s’est éteint vendredi à l’âge de 85 ans. Ce professeur d’université a travaillé toute sa vie sur la tradition orale innue sur la Côte-Nord et la défense des droits autochtones.

Engagé politiquement, Rémi Savard a mené de nombreux combats aux côtés des Innus.

Plusieurs membres de la nation innue ont salué son départ sur les réseaux sociaux, dont le chef de la communauté d’Ekuanitshit, Jean-Charles Piétacho.

Rémi a été marquant dès le début pour nous, pour l’expression de notre histoire, de nos réalités.

Jean-Charles Piétacho, chef de la communauté d’Ekuanitshit

Il a passé beaucoup, beaucoup de temps avec des Innus à Pakuashipi, à Unamen Shipu, à Nutashquan, à Ekuanitshit et dans d’autres communautés. C’est ce qui fait que cet homme a été beaucoup respecté et a respecté aussi beaucoup les Innus, ajoute M. Piétacho.

Rémi Savard, plus jeune, entouré de deux Autochtones.

Rémi Savard a mené de nombreux combats aux côtés des Autochtones.

Photo : Gracieuseté de François Léger-Savard

Sur les médias sociaux, les hommages se font nombreux.

Comme plusieurs, je le connais depuis plusieurs années, comme quelqu’un qui n’a jamais imposé ses théories, préférant adapter son approche au vécu de nos peuples. Je suis convaincu que plusieurs lui sont reconnaissants pour ce respect, écrit Ghislain Picard, chef de l'Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador.

Un grand homme est parti. Il est bon d’être libéré de son corps. Il nous reste son esprit, avec nous à jamais, son héritage, ses livres, ses traces, sa mémoire, soutient pour sa part l’anthropologue et animateur Serge Bouchard.

Rémi Savard a écrit plusieurs livres tout au long de sa carrière dont La forêt vive et Carcajou à l’aurore du monde, son dernier, publié alors qu’il était à la retraite.

La revue Recherches amérindiennes du Québec lui a consacré un numéro-hommage en 2011.

Avec les informations de Marie Kirouac-Poirier

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