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Argentine : les sénateurs approuvent des mesures d'urgence économique

L'assemblée des députés argentins.

La vice-présidente argentine et ex-présidente (2007-2015) Cristina Kirchner a présidé les discussions des députés sur les mesures économiques proposées par le président Alberto Fernandez.

Photo : afp via getty images / RONALDO SCHEMIDT

Agence France-Presse

Après les députés vendredi, les sénateurs argentins ont donné leur feu vert samedi à un ensemble de mesures d'urgence économique annoncées par le nouveau gouvernement de centre gauche pour tenter de sortir le pays de la crise.

La majorité péroniste du camp présidentiel d'Alberto Fernandez et ses alliés ont approuvé la loi à la Chambre haute par 41 voix contre 23, après un débat marathon de 12 heures. Les députés avaient déjà validé ce plan vendredi par 134 voix pour et 110 contre.

Il s'agit d'une première victoire législative pour M. Fernandez, entré en fonction le 10 décembre, après avoir battu le libéral Mauricio Macri à la présidentielle.

Parmi les mesures d'urgence, on prévoit des augmentations d'impôts pour les classes moyenne et supérieure, des incitations fiscales à la production ainsi que des avantages fiscaux pour les plus démunis.

Le gouvernement va aussi instaurer une taxe de 30 % sur l'achat de devises étrangères, sur les paiements et retraits à l'étranger avec une carte bancaire et sur les abonnements en dollars à des services comme Netflix ou Spotify.

Un gel des tarifs des services publics pendant six mois est également prévu.

La situation économique de la troisième puissance d'Amérique latine est assez sombre. Outre une contraction du PIB de 3,1 % annoncée pour 2019 par le FMI, l'année devrait se terminer avec une inflation de 55 % environ, un taux de pauvreté autour de 40 % et un taux de chômage de 10,4 %.

Vendredi, les agences de notation financière Fitch et Standard & Poor's (S&P) ont décidé d'abaisser leurs notes de la dette de l'Argentine, estimant que le pays se trouvait désormais en situation de « défaut sélectif » après le report d'un paiement de 9 milliards de dollars.

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