•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Menace de grève dans les garderies en milieu familial

Des enfants jouent avec des blocs en mousse.

La Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec tiendra des votes de grève du 6 au 14 janvier auprès de ses membres en milieu familial.

Photo : iStock

Radio-Canada

Répondant à des offres salariales qualifiées d’insultantes et de méprisantes, la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ) tiendra des votes de grève du 6 au 14 janvier auprès de ses membres en milieu familial régi et subventionné.

Dans un communiqué publié vendredi, l’organisation syndicale soutient avoir reçu une offre gouvernementale équivalente à 12,48 $ l’heure pour la première année de l’entente, soit en deçà du salaire minimum actuel, de 12,50 $.

La FIPEQ-CSQ demande plutôt un rattrapage salarial à 16,75 $ l’heure dès la première année de la convention collective.

Pour faire connaître son mécontentement au gouvernement, le syndicat a fait parvenir deux gommes ballounes au coût de 0,60 $, soit l’augmentation par jour proposée aux responsables en services éducatifs en milieu familial.

Devant des offres irrespectueuses et dégradantes, il est clair qu'il ne sera pas possible de s'entendre avant les Fêtes. Nous annonçons donc une recommandation pour des mandats de grève. Ces mandats seront votés partout au Québec.

Valérie Grenon, présidente de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec, affiliée à la CSQ
Une femme répond aux questions d'un journaliste, avec un décor de la Tribune de la presse de l'Assemblée nationale du Québec en arrière-plan.

Valérie Grenon est présidente de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec, affiliée à la CSQ.

Photo : Radio-Canada

Les positions syndicale et patronale sont à des années-lumière l'une de l'autre. Québec offre 0,75 % pour la première année et ne dépasse jamais 1,75 % au cours des quatre années suivantes, pour un total de 6,5 % sur cinq ans.

La FIPEQ-CSQ demande plutôt un rattrapage de 33 % la première année, en plus d'une augmentation annuelle de 3 % pendant trois ans.

Le vote de grève qui sera demandé aux membres comprend plusieurs moyens de pression, dont une « réduction de la prestation de travail de 15 minutes tous les vendredis ». Les garderies ouvriraient leurs portes 15 minutes plus tard les vendredis matin pendant huit semaines.

On souhaite également obtenir un mandat de grève d'une demi-journée ainsi qu'un autre pour une journée complète. Ces grèves pourraient être déclenchées plus tard, au moment jugé opportun par le syndicat.

La FIPEQ-CSQ affirme représenter 10 000 responsables en services éducatifs en milieu familial régi et subventionné.

Des offres qui n’empêcheront pas la fermeture de places, soutient la FSSS-CSN

Dans un communiqué diffusé également vendredi, la Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN (FSSS-CSN) avance que la proposition salariale du Conseil du Trésor n’empêchera pas la vague de fermetures de services de garde en milieu familial qui s’abat sur le Québec depuis des mois.

Il n'y a rien d'offert sur les cinq congés annuels de conciliation famille-travail qui étaient demandés. Ces journées n'auraient pas entraîné de jours de fermeture pour les parents. De plus, le gouvernement veut couper un million de dollars sur les deux millions qui sont consacrés à la formation chaque année. C'est inacceptable, affirme la FSSS-CSN dans un communiqué.

La FSSS-CSN demande une rémunération de la responsable en service de garde (RSG) équivalente à celle d’une éducatrice en CPE non formée de premier échelon. « Cela signifierait une hausse de la subvention annuelle de 18 000 $, une juste reconnaissance des 55 heures par semaine que consacre la RSG aux enfants de 0 à 5 ans sous sa responsabilité, détaille l’organisation syndicale. La subvention actuelle, moins les différents frais que doit assumer la RSG, lui procure un revenu avant impôt de seulement 27 270 $ en moyenne pour environ 55 heures, soit moins que le salaire minimum. »

La responsable des RSG à la FSSS-CSN, Karine Morisseau, soutient que les parents pourraient bientôt payer le prix des piètres conditions de travail proposées par Québec quand le nombre de places offertes dans les services de garde éducatifs deviendra insuffisant par rapport au nombre de parents qui veulent retourner sur le marché du travail.

La Fédération de la santé et des services sociaux souligne qu'un récent sondage mené auprès de 2700 travailleuses dans le secteur des services de garde éducatifs a révélé que 74 % des responsables de garde en milieu familial régi et subventionné avaient constaté des fermetures de services dans leur environnement en octobre.

La FSSS-CSN représente plus de 3000 responsables en service de garde.

Avec les informations de La Presse canadienne

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Relations de travail

Société