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Des maires du Restigouche dénoncent le transfert à Moncton d’un centre pour jeunes

« C'est le Nord qui mange la claque [...] Puis qu'est-ce que la province du Nouveau-Brunswick a fait pour nous aider? Absolument rien. »

Des maires assis autour d'une table lors d'une réunion.

Les maires et autres leaders des DSL assis autour de la table ont dénoncé haut et fort la décision de transférer le centre d'excellence de Campbellton à Moncton.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les maires et autres leaders des DSL de la région du Restigouche, au Nouveau-Brunswick, dénoncent haut et fort la décision du gouvernement provincial de transférer à Moncton le centre en santé mentale pour jeunes de Campbellton.

Le ministère de la Santé a annoncé la semaine dernière la relocalisation du Centre d’excellence pour jeunes – en cours de construction – de Campbellton à Moncton. Cette décision fait suite aux recommandations de plusieurs experts.

Lors d’une réunion, jeudi soir, de la Commission des services régionaux du Restigouche, ils ont été plusieurs à dire devoir se battre contre la perte de ce centre et contre l'effritement général des services de santé dans la région. Aucune résolution en ce sens n'a été adoptée lors de cette séance.

Charles Bernard, maire de Balmoral et président du Forum des maires du Restigouche, souhaite voir un mouvement dans la région pour convaincre le gouvernement que la décision qui a été prise n'est pas la bonne.

Les maires ne monteront pas aux barricades tous seuls, dit M. Bernard. Ce que je souhaite, c'est que la population du Restigouche, incluant la communauté d'affaires, incluant tous les gens du Restigouche – les gens qui sont concernés – se lèvent, fassent savoir que ça ne nous plaît pas cette décision. C'était notre projet, c'est à nous, ça nous appartient.

Normand Pelletier, maire de Dalhousie, se fait plus tranchant et n’accepte pas la perte de ce centre.

Normand Pelletier en entrevue.

Normand Pelletier, maire de Dalhousie.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Je pense que c'est le temps que les gens du Restigouche se mettent ensemble et disent : assez c'est assez, lance M. Pelletier. Est-ce que c'est un coup de politique? Est-ce que les conservateurs regardent une élection prochaine, pour essayer de gagner des votes dans le sud de la province?

C'est le Nord qui mange la claque, qui a mangé la claque pour les derniers 10, 12 ans. Puis qu'est-ce que la province du Nouveau-Brunswick a fait pour nous aider? Absolument rien, poursuit-il. Ils ferment encore les services dans le nord de la province, c'est honteux.

Le transfert du centre se fait au détriment des enfants, renchérit Charles Bernard. On va continuer à servir les jeunes [...] on va donner un bon service trois, quatre ans, mais il faut le transférer à Moncton? Pas de sens, dit-il.

Le maire de Balmoral, au Nouveau-Brunswick, Charles Bernard.

Le maire de Balmoral, Charles Bernard.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

M. Bernard rejette de plus les arguments invoqués par Norman Bossé, le défenseur des enfants et de la jeunesse du Nouveau-Brunswick, qui affirme qu'il serait plus facile d'attirer des spécialistes en santé mentale à Moncton à cause de la proximité de l'Université.

À Saint-Jean, est-ce qu'on a des universités collées sur l'hôpital pour les services du coeur?, demande M. Bernard.

Michel Soucy, maire d'Atholville, abonde dans le même sens. Le recrutement de personnel est un enjeu partout, déclare-t-il, même dans les plus grands centres ou à proximité des universités.

Michel Soucy dans son bureau en mai 2019.

Le maire d'Atholville, Michel Soucy.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Lui aussi croit que différents partenaires, notamment au sein de la communauté d'affaires, doivent s’unir pour faire pression dans ce dossier.

Avec les maires d'maires d'Eel River Dundee, de Tide Head et de Kedgwick, M. Soucy était présent à la rencontre avec le ministre de la Santé, Hugh Flemming cette semaine. Ce dernier n'a pas réussi à le convaincre du bien-fondé de la décision du gouvernement, dit-il.

Selon Michel Soucy, le ministre « s'est fié au rapport » qu'on lui a présenté.

On peut se questionner sur les raisons qu'on a évoquées pour présenter ces arguments au ministre, avance le maire d'Atholville.

La Commission de services régionaux Restigouche englobe les municipalités, communautés et districts de services locaux compris entre le district de service local de Chaleur à l’est (excluant Belledune) jusqu’à la Communauté Rurale de Kedgwick à l’ouest.

D’après le reportage de Serge Bouchard

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