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Le vote de grève des enseignants francophones en 3 questions

Un drapeau du syndicat des enseignants franco-ontariens.

L'unité 62 de l'AEFO a participé à l'organisation de la manifestation.

Photo : Radio-Canada / Miguel Lachance

L'Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO) a voté vendredi en faveur d'un mandat de grève pour ses 11 800 membres qui enseignent en français en Ontario. Si les élèves sont maintenant pour la plupart en congé, voici ce qu'il faut savoir concernant les moyens de pression qui toucheront les élèves étudiant en français.

Est-ce que les enseignants risquent d’être en grève en revenant des vacances des fêtes?

Non, selon l’AEFO, plusieurs étapes doivent être franchies avant le début des moyens de pression.

D’abord, le syndicat doit enclencher des démarches avec le ministère du Travail avant de pouvoir déclencher des moyens de pression. L’AEFO prévoit être en mesure de déclarer leur intention de faire des moyens de pression aux alentours du 11 janvier.

Ensuite, il y a le délai légal pour faire la grève : les syndicats doivent laisser un délai de cinq jours ouvrables entre la déclaration de leurs moyens de pression et la date de ceux-ci.

Donc, aucune grève ou moyen de pression de prévus avant la mi-janvier.

Quelles sont les prochaines étapes de ce conflit de travail?

Selon l’AEFO, un bloc de négociation de trois jours est prévu avec la partie patronale pendant la semaine du 13 janvier 2020.

Selon le président de l’AEFO, Rémi Sabourin, les canaux de communications sont encore ouverts avec le gouvernement.

L’AEFO tiendra son conseil d’administration le 11 janvier prochain. C’est à ce moment que le syndicat devrait prendre la décision des moyens de pression qu'il préconisera.

Quelles sont les revendications de l’AEFO?

Dans un communiqué de presse publié vendredi, le syndicat explique que réduire le choix des cours offerts à nos élèves, les forcer à suivre des cours en ligne et supprimer des postes sont certaines des raisons expliquant leurs moyens de pression.

Ils accusent le gouvernement d'aborder cet enjeu comme une question d'argent.

L’AEFO rapporte que les négociations avec le gouvernement achoppent sur les conditions de travail et les droits des enseignantes et des enseignants, mais aussi l'entêtement du gouvernement à vouloir imposer des exigences qui auraient des conséquences désastreuses pour l'apprentissage des élèves du système francophone.

L’augmentation de la taille des classes proposée par le gouvernement Ford est aussi un point de discorde entre les parties, selon l’AEFO.

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