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20 ans après, une capsule révèle ses secrets dans une école du Manitoba

Une boîte en métal fermée à clé avec une feuille collée dessus.

La boîte en métal avait été scellée en décembre 1999 par les élèves et les membres du personnel.

Photo : Radio-Canada / Rosalie Loiselle

Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le 21 décembre 1999, les élèves de l’école Saint-Lazare, à 330 kilomètres à l'ouest de Winnipeg, ont mis dans une boîte les traces de leur passage au deuxième millénaire. Ils ont ensuite donné une consigne : n’ouvrir cette capsule que le dernier jour d’école de l’année 2019. Ce jour-là est arrivé et après un voyage temporel de 20 ans, les élèves ont pu découvrir les secrets de leurs aînés.

Sur la boîte en métal gris, on peut lire « CAPSULE 1999 » et un message :cette capsule contenant nos impressions en décembre 1999, doit être ouverte le dernier jour d’école du mois de décembre 2019. 20 ans ont passé et le jour J est arrivé.

Dans le gymnase de l’école Saint-Lazare, environ une cinquantaine de personnes sont attendues.

Le directeur de l’école Saint-Lazare, Richard Fiola, a invité les familles et retracé les anciens pour l’occasion.

Il a hâte de voir la réaction de certains enfants des élèves qui ont participé à ce projet et qui sont présents pour l’ouverture de la boîte.

Puis vient le moment. La boîte s’ouvre, révélant avec elle deux décennies de secrets enfantins au milieu des applaudissements. À Saint-Lazare, le temps a défilé, mais les souvenirs sont eux restés intacts.

À l’intérieur, des dessins d’enfants avec une date, 21 décembre 1999, et des prénoms, Courtney, Janessa, Nadine, Sasha…

Des dessins de bonshommes d'enfants.

Les enfants se sont dessinés mutuellement en décembre 1999.

Photo : Radio-Canada / Rosalie Loiselle

Il y a aussi des objets bien typiques de l’époque comme une Pokéball, du dessin animé japonais Pokémon, et une photo du groupe de musique Backstreet Boys.

Photo de l'ensemble des membres du personnel de l'école Saint-Lazare en décembre 1999.

Le personnel de l'école Saint-Lazare voulait «marquer le temps» avant le passage à un nouveau millénaire.

Photo : Radio-Canada / Rosalie Loiselle

On retrouve également des photos des élèves et du personnel de l’époque ainsi qu'une lettre du directeur, Arsène Huberdeau.

« Aujourd’hui, nous fermons cette capsule contenant nos impressions sur l’école en cette fin de millénaire, nous avons demandé à tous les membres du personnel ainsi qu’aux élèves d’inclure des choses qui pour eux étaient significatives de leur expérience dans l’école. »

— Une citation de  Arsène Huberdeau, directeur de l'école Saint-Lazare en 1999
Un lettre imprimée et signée du directeur de l'époque.

Le directeur de l'école en 1999 a écrit une lettre et l'a mise dans la capsule temporelle.

Photo : Radio-Canada / Rosalie Loiselle

La peur de l’an 2000

Lorsque Richard Fiola est entré en fonction en août dernier, il a tout de suite remarqué ce coffre en métal scellé. Il s'est alors mis en quête de personnes présentes à l’école au moment de ce projet. Il a cherché à entrer en contact avec les anciens directeurs et membres du personnel pour en savoir plus sur cette mystérieuse boîte.

Les personnes présentes en 1999 et encore à l’emploi au sein de l’école lui ont dit se souvenir vaguement de ce que contenait la capsule.

Le directeur de Saint-Lazare rappelle aussi le contexte de la veille du passage à l’an 2000 et notamment les « inquiétudes du bogue informatique ».

« Dans le projet de la capsule de l’an 2000, les jeunes voulaient laisser une trace de leur passage et marquer le temps. »

— Une citation de  Richard Fiola, directeur actuel de l'école Saint-Lazare

Et depuis, beaucoup de choses se sont passées en 20 ans souligne Richard Fiola. Il indique qu’au moins trois finissantes travaillent aujourd’hui à l’école et que de nombreuses personnes sont revenues à l’école Saint-Lazare durant cette période.

Pour les personnes présentes à la cérémonie, cette boîte est aussi un symbole de la longévité de la communauté francophone dans la région. Ils estiment que l’école est probablement la plus grande raison pour laquelle la langue française est toujours présente à Saint-Lazare.

Avec les informations de Rosalie Loiselle et du 6 à 9

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