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Les contrôleurs aériens de retour à Mirabel

La tour de contrôle de l'aéroport de Mirabel.

Le poste de contrôle est situé tout en haut de la tour.

Photo : Radio-Canada / René Saint-Louis

La tour de contrôle de l'aéroport de Mirabel reprendra du service le 30 janvier. Elle avait été fermée en 2008 en raison d'une baisse du nombre d'avions sur les pistes. Depuis, le trafic est reparti à la hausse, une forte hausse même.

Lorsqu'elle a cessé ses activités il y a 11 ans, il y avait 24 000 mouvements d'aéronefs par année sur les pistes. En 2019, on prévoit atteindre 90 000 décollages et atterrissages. À titre de comparaison, il y a eu 240 000 mouvements d'aéronefs à l'Aéroport international Montréal-Trudeau en 2018.

Trafic en hausse

Cela fait quelques années que le trafic est en forte hausse à Mirabel. Pour y faire face, NAV CANADA, l'entreprise à but non lucratif qui gère l'espace aérien canadien, a commandé une étude de niveau de service en 2017. Les entreprises qui utilisent l'aéroport de Mirabel ont été consultées et les conclusions de l'étude ont été dévoilées en février dernier : le trafic aérien justifiait la réouverture de la tour.

Il a fallu de 10 à 12 mois pour y parvenir, le temps de former les contrôleurs, indique le gestionnaire de la tour de contrôle à l'aéroport de Mirabel, Jean-François Gauvreau. Les contrôleurs sont formés et certifiés en fonction de chaque tour.

À partir du 30  janvier, la tour de Mirabel sera en activité de 6 h à 22 h. La nuit, un service consultatif d'aéroport continuera à y être proposé. C'est ce service qui était offert aux utilisateurs de l'aéroport à compter de 2008. Il s'agit d'un service de base qui offre des informations sur la météo, les pistes, les vents, ainsi qu'un service d'altimètre.

Ce qui va se passer à partir du 30 janvier, c'est que ça va devenir un espace aérien de classe C, ce qui fait que les avions vont maintenant être contrôlés. Au lieu de donner un service consultatif, ça va être du contrôle positif d'aéronefs. Les aéronefs vont se faire assigner des caps, des virages, des altitudes, des instructions. Et également, avant d'entrer dans la zone, les avions devront obtenir l'autorisation d'entrer dans la zone, sinon ils seront en infraction.

Jean-François Gauvreau, gestionnaire de la tour de contrôle de l'aéroport de Mirabel
Vue de la tour de contrôle de Mirabel.

Un avion cargo se pose à l'aéroport de Mirabel.

Photo : Radio-Canada / René Saint-Louis

Peu d'aéroports au Québec offrent un niveau de classe C. Parmi eux, l'aéroport Trudeau à Dorval, l'aéroport Jean-Lesage à Québec, ceux de Saint-Hubert et de Saint-Jean-sur-Richelieu, et l'aéroport Saint-Honoré au Saguenay.

Complexité

Le trafic aérien est complexe à Mirabel, souligne Jean-François Gauvreau. Cela tient au fait qu'une multitude d'entreprises utilisent ses deux pistes.

Il y a les vols de Bombardier-Airbus qui produit l'A220, l'ancien C Series. La compagnie L-3 MAS fait l'entretien d'avions de combat F-18. Pratt et Whitney réalise des tests de moteurs avec des Boeing 747.

Viennent ensuite toutes les compagnies de cargo : Nolinor, Cargojet, FedEx, UPS, etc. Deux écoles de pilotage s'y sont aussi installées ces dernières années.

Le fait qu'Airbus-Bombardier ait maintenant certaines commandes, ça, c'est un facteur. Les écoles de vol, les deux écoles, ont joué beaucoup également. Donc, c'est certain que ça crée énormément de mouvements. Donc là, on mélange à ça des F-18, des aéronefs de type Airbus ou Bombardier, des Convairs ou des Boeings de chez Nolinor. Donc, ça fait un mélange de trafic assez intéressant et assez complexe également.

Jean-François Gauvreau, gestionnaire de la tour de contrôle de l'aéroport de Mirabel

Pour redonner à la tour son titre de tour de contrôle, Nav Canada a procédé à l'embauche de 10 personnes, principalement des contrôleurs aériens. Les 10 employés qui y travaillaient déjà pour offrir le service consultatif d'aéroport demeurent en poste.

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