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Noël : remplir sa vie avec autre chose que des biens matériels

Une femme grimpe sur une échelle dans une minimaison à l'espace restreint.

Carole Lynn doit grimper sur une échelle pour se rendre à sa chambre à coucher.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Carole Lyne Robin vit dans une minimaison de 2,4 mètres sur 8,5 mètres au nord de Timmins. La Franco-Ontarienne est convaincue que, pendant la période des fêtes, le plus beau cadeau qu'on peut s'offrir est une expérience plutôt qu'un objet.

Devenir minimaliste est un cheminement qui demande du temps. Après avoir vécu dans la surconsommation, Mme Robin s'est rendu compte que le bonheur ne provenait pas des biens matériels, mais des moments partagés et des expériences de vie.

Une femme pose devant une minimaison.

Au nord de Timmins, Carole Lyne Robin vit dans cette minimaison de 22,11 mètres carrés (238 pieds carrés).

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

J'avais une grosse maison de 3 300 pieds carrés et ça ne me donnait pas de joie du tout, je passais tout mon temps dehors avec les personnes que j'aime, dit la femme de 31 ans.

Mon ancien mode de vie m'apportait beaucoup d'anxiété. Faut que tu travailles plus fort pour payer les factures, prendre soin lors des bris, tu fais ainsi plus d'heures à l'ouvrage et tu as moins de temps avec le monde que tu aimes.

Une citation de :Carole Lyne Robin

Son nouveau mode de vie lui permet d'avoir moins vraiment moins de responsabilités et de factures.

En vivant dans une petite maison, mon coût de vie est probablement 20 % de ce qu'il était avant, souligne celle qui gagne sa vie comme photographe de mariage. Elle croit fermement que nous avons besoin de moins d'argent pour être heureux.

Une femme sort à l'extérieur pour manipuler la génératrice.

En plus des panneaux solaires, elle se sert d'une génératrice pour éclairer son foyer.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Carole Lyne peut se permettre d'accepter moins de contrats en photographie et de prendre du temps pour elle.

En changeant mon mode de vie, j'ai réalisé que j'avais plus de temps pour faire du bénévolat. Un jour, je me suis rendu compte que mes proches avaient aussi besoin d'aide a-t-elle constaté en prenant le temps d'écouter ses proches raconter leurs histoires.

Carole Lyne Robin pose avec un homme et un renne.

Une des personnes que Carole Lyne a choisi d'aider est Steve, un octogénaire qui élève une trentaine de rennes sur un terrain de 400 acres. Trois fois par semaine, elle donne un coup de main à Steve, qu'elle considère comme son grand-père adoptif.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Une petite maison bien organisée

En compagnie de son père, Carole Lyne a bâti sa propre minimaison sur roues.

Chaque espace est calculé : un petit abreuvoir de cheval pour le bain, une table de cuisine qu'elle déplie pour manger, une échelle à déplier pour se rendre dans sa chambre.

Elle s'émerveille maintenant devant des petits détails de la vie.

Je me suis fait des fenêtres au-dessus de mon lit pour être capable de voir les étoiles le soir, pendant l'hiver, je déblaie mon toit pour être capable de voir les étoiles.

Une citation de :Carole Lyne Robin
Une femme déblaie le toit de sa minimaison.

Chaque matin, Carole Lyne déneige les panneaux solaires sur le toit de sa minimaison.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Retour aux traditions

Fille d'un trappeur, Carole Lyne rêve du jour où elle sera en mesure d'être autosuffisante. C'est vraiment important pour moi de revenir à mes manières traditionnelles, ça ralentit ma vie, ça me fait apprécier ce que j'ai, raconte la jeune femme, qui chasse le lapin et la perdrix.

Carole Lynn pose avec son fusil et ses raquettes.

Partir en forêt avec son fusil est une façon de mieux apprécier ce qui se trouve dans son assiette.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Son horaire moins chargé lui permet de participer à des pow-wow, de suivre des cours pour faire des mocassins et de tanner la fourrure. Un savoir qu'elle transmet aujourd'hui en faisant la tournée des classes du Nord de l'Ontario.

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