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2 des 4 policiers dans l'affaire Dziekanski ont déposé une plainte auprès de la GRC

Photo montage : à gauche un plan serré du visage de Monty Robinson et à droite un plan serré du visage de Gerry Rundel.

Monty Robinson et Gerry Rundel ont chacun déposé une plainte auprès de la GRC, leur ancien employeur.

Photo : La Presse canadienne / Daryl Dick

Annick Forest

Douze ans après les faits, l'affaire Dziekanski connaît encore des rebondissements. Deux des quatre policiers au coeur de cette affaire ont déposé chacun une plainte auprès de leur ancien employeur, la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

En 2007, quatre agents de la GRC, Benjamin (Monty) Robinson, Kwesi Millington, Gerry Rundel et Bill Bentley, interviennent auprès d'un voyageur dans la zone des arrivées internationales à l'Aéroport international de Vancouver. Ce voyageur est Robert Dziekanski, un Polonais qui ne parle pas anglais et qui est en Colombie-Britannique pour rendre visite à sa mère. Il est agité, car il attend depuis 10 heures de pouvoir quitter la zone d'immigration.

Lors de leur intervention, les policiers lui administrent cinq décharges de pistolet électrique de type Taser, ce qui entraîne la mort de M. Dziekanski.

Lors de l'enquête qui suit, les policiers font des déclarations qui sont ensuite démenties par une vidéo de l'incident tournée par un témoin puis rendue publique.

Les quatre agents sont accusés de parjure : Kwesi Millington est condamné à 30 mois de prison, Monty Robinson est condamné à deux ans moins un jour de prison, Gerry Rundel et Bill Bentley sont déclarés non coupables.

Deux plaintes, deux dossiers

Dans sa plainte, Monty Robinson allègue que ses supérieurs n'ont pas donné le suivi approprié à ses plaintes, se servant de lui comme bouc émissaire, et ont étouffé l'affaire. De plus, il soutient que les enquêteurs n'ont pas transmis les éléments appropriés pour une éventuelle enquête fondée sur ses plaintes.

Il allègue également que la GRC n'a pas mis à jour ou modifié sa politique sur l'usage des pistolets électrique de type Taser et qu'elle a accepté les conclusions de la commission Braidwood concernant la mort de Robert Dziekanski, même si, selon lui, elles ont été contredites par une grande partie des preuves.

« Il n'y a eu aucune responsabilité des gens au sommet », estime l’ancien agent.

Pour sa part, Gerry Rundel allègue qu'il y a entrave à la justice dans le cadre de l'enquête de la Commission civile d'examen et de traitement des plaintes relatives à la GRC (CCETP) relativement à sa plainte déposée en juin dernier.

Dans cette plainte, Gerry Rundel affirme que ses supérieurs ont aidé les officiers à « fabriquer un crime », à la suite de la mort de l’immigrant polonais Robert Dziekanski.

Qu'en est-il des deux autres

En janvier dernier, Kwesi Millington, aujourd'hui en libération conditionnelle, a déposé une poursuite civile contre le procureur général du Canada et le ministre de la Sécurité publique de la Colombie-Britannique. Dans des documents déposés à la Cour suprême de la Colombie-Britannique, il soutient, entre autres, que la négligence de la GRC a entraîné à son égard des blessures, un stress post-traumatique et de l’anxiété.

En juin dernier, Bill Bentley a conclu une entente à l'amiable avec le procureur général du Canada et le ministre de la Justice de la Colombie-Britannique qu'il poursuivait pour négligence.

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