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Vent d'inquiétude après l'annulation d'un projet de parc éolien à Stormont Nord

Un tube vertical au milieu d'un champ.

Une éolienne partiellement construite dans un champ de l'est ontarien

Photo : Radio-Canada / Denis Babin

L’annulation récente par le gouvernement ontarien du projet de parc éolien Nation Rise Wind Farm dans la Municipalité de Stormont Nord a pris un peu tout le monde par surprise.

Roxane Villeneuve, une conseillère municipale opposée au projet évalué à 200 millions de dollars, fait partie du lot. Cette dernière a partagé la nouvelle lors de la séance régulière du conseil municipal de Stormont Nord, le 10 décembre dernier.

Quand j’ai annoncé que le ministre [de l’Environnement Jeff Yurek] avait [annulé le projet], tout le monde [dans la salle du conseil] a applaudi, raconte-t-elle.

Si les opposants au projet jubilent, ses défenseurs, de leur côté, sont encore secoués. C’est le cas de Marcel Lafrance, un agriculteur de Crysler dont la famille a conclu un contrat de location permettant au promoteur du projet, EDP Renewables (EDPR), de construire et d’exploiter des éoliennes sur ses terres.

Un projet qui est si [...] avancé [et] prendre une décision de l’abolir ou de cesser la construction. Oui, c’est toute une surprise, confie-t-il. Le projet de parc éolien était pour lui une façon de diversifier ses sources de revenus.

Au moment de l’annonce, l’installation d’une quinzaine d’éoliennes avait déjà été achevée ou était sur le point de l’être.

Marcel Lafrance dans son tracteur.

Marcel Lafrance est agriculteur dans l'est ontarien.

Photo : Radio-Canada / Denis Babin

« Préjudices graves et irréversibles »

Dans sa missive datant du 4 décembre dernier, le ministre de l’Environnement de l'Ontario justifie sa décision de révoquer l’autorisation du projet d’énergie renouvelable de la compagnie en faisant valoir que l’exploitation du parc éolien aurait entraîné la mort de chauves-souris en raison de collisions avec les pales.

Aucun représentant d'EDP n’était disponible pour nous accorder une entrevue au moment d’écrire ces lignes. La compagnie a toutefois commenté la situation dans un communiqué publié sur son site.

Elle y mentionne notamment que l’argument du ministre de l’Environnement à propos des préjudices pouvant être causés aux populations locales de chauves-souris n’avait jamais été soulevé auparavant, même pas par les opposants au projet.

La carte montre des emplacements dans le secteur des communautés de Crysler, Berwick et Finch.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Cette carte datée du 3 juin 2019 montre, en vert, les emplacements où EDP Renewables prévoyait construire des éoliennes.

Photo : nationrisewindfarm.com

EDP Renewables se demande même si Jeff Yurek n’a pas outrepassé ses compétences en révoquant l’autorisation. La compagnie a indiqué être en train d’évaluer la possibilité d'intenter un recours en justice.

Entre-temps, le promoteur dit avoir pris les mesures nécessaires pour s’assurer que les sites où il a déjà construit des éoliennes ont été sécurisés. Selon l'entreprise, le projet devait générer plus de 45 millions de dollars en retombées économiques au cours des 10 prochaines années.

De son côté, l’agriculteur Marcel Lafrance entretient l’espoir que le projet puisse être remis sur les rails dans un avenir rapproché. On veut que le projet aille de l’avant. Ça serait un énorme gaspillage de temps, d’argent, conclut-il.

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Ottawa-Gatineau

Énergies renouvelables