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Pénurie d'infirmières : la province devrait en faire plus, selon le syndicat

Une infirmière.

Le syndicat des infirmières croit que les employeurs doivent en faire davantage.

Photo : Getty Images / Dusan Petkovic

Radio-Canada

Le Syndicat des infirmières et infirmiers du Nouveau-Brunswick (SIINB) reproche au gouvernement de lésiner sur les moyens d'empêcher les infirmières formées dans la province de partir travailler ailleurs au Canada.

Une infirmière diplômée sur cinq au Nouveau-Brunswick a quitté la province en 2018, selon ce syndicat. Pourtant aux prises avec une importante pénurie, le Nouveau-Brunswick a l’un des taux d'exode des diplômés en science infirmière les plus élevés.

Plusieurs autres provinces proposent des incitatifs pour attirer des infirmières, comme des primes à l’embauche et le remboursement des frais de déménagement.

En Nouvelle-Écosse et à Terre-Neuve-et-Labrador, ces montants peuvent s’élever à 10 000 dollars, et jusqu’à 15 000 dollars à l’Île-du-Prince-Édouard.

Au Nouveau-Brunswick, le Réseau de santé Vitalité offre de 1500 dollars à 5000 dollars en incitatifs financiers pour la mutation dans la province de professionnels de la santé venus d’ailleurs au pays.

Le Réseau de santé Horizon dit offrir une aide aux infirmières originaires d’une autre province, sans toutefois préciser la nature de cette aide.

Pour Paula Doucet, présidente du SIINB, il est impératif de s’attaquer au recrutement avec plus de vigueur.

Elle estime que les employeurs attendent à la dernière minute pour tenter de séduire les diplômés de l’Université du Nouveau-Brunswick ou de l’Université de Moncton.

Paula Doucet, présidente du Syndicat des infirmières et infirmiers du Nouveau‑Brunswick

Paula Doucet, présidente du Syndicat des infirmières et infirmiers du Nouveau‑Brunswick

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Ils attendent à la quatrième année [d’études], affirme-t-elle. À leur quatrième année, ces étudiants se sont déjà engagés ailleurs. Ils ont déjà un emploi.

Les employeurs de la province, poursuit Mme Doucet, ne sont pas assez nombreux à approcher ces étudiants lorsqu’ils sont à leur première ou deuxième année dans leur programme de science infirmière.

En juillet dernier, le gouvernement du Nouveau-Brunswick a dévoilé sa stratégie en matière de ressources infirmières. Celle-ci est surtout axée sur le recrutement d’infirmières à l’étranger et sur l’amélioration de la formation des infirmières dans la province.

En ce qui concerne la rétention des infirmières qui obtiennent leur diplôme dans la province, la stratégie gouvernementale (Nouvelle fenêtre) évoque l’élaboration de trousses promotionnelles pour attirer les étudiants des universités du Nouveau-Brunswick et le personnel infirmier immatriculé, et les intégrer à la main-d’œuvre du Nouveau-Brunswick.

Selon le gouvernement provincial, il manquera 1300 infirmières au Nouveau-Brunswick d’ici huit ans.

D’après le reportage de Wildinette Paul

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