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Groupe Capitales Médias : pas de décision du tribunal avant lundi

Des journaux « Le Soleil » empilés.

Le Groupe Capitales Médias publie le quotidien « Le Soleil » et cinq autres journaux régionaux.

Photo : Radio-Canada / Olivia Laperrière-Roy

Marie Maude Pontbriand

Après avoir écouté les arguments de tous les partis concernés et haussé le ton par moments, le juge Daniel Dumais a pris la cause en délibéré jusqu'à lundi. Il doit décider s’il entérine ou non le plan de relance des journaux de Groupe Capitales Médias (GCM).

Le juge Dumais a levé le ton jeudi en s’adressant à l’avocat du syndic dans le dossier de la survie des journaux du Groupe Capitales Médias.

L’avocat du syndic a appelé à la barre Stéphane Lavallée, le président exécutif intérimaire de GCM. Celui-ci a affirmé avoir fait des démarches auprès des investisseurs dans le projet de coopératives pour vérifier s’ils seraient disposés à modifier l’entente pour permettre aux retraités de préserver leur droit de poursuivre.

Le plaideur a tenté de lui faire dire que, sans l’abandon du droit de poursuite prévu au plan de relance, les investisseurs se retireraient du projet de création de coopératives. Le juge Dumais a refusé que M. Lavallée réponde à la question, puisqu’il ne parle pas au nom des investisseurs.

Va falloir que quelqu’un s’assume, a dit le juge. Il estime que les prêteurs doivent eux-mêmes témoigner publiquement et prendre leurs responsabilités.

Une position partagée par les retraités qui assistent à l’audience qui se déroule depuis mercredi au palais de justice de Québec. Si quelqu'un veut nous priver de nos droits, de nos recours en demandant une quittance, eh bien, qu'il ait le courage de venir le dire devant le juge, a lancé l’ancien journaliste Robert Fleury.

Plus tôt vendredi, la CSN a publié un communiqué de presse affirmant qu’elle n’était pas responsable de la fin des régimes de retraite.

Le juge Dumais a entre les mains le plan de relance qui doit assurer la survie des six quotidiens de GCM et le maintien de 350 emplois. Il doit décider s’il entérine ou non le projet qui consiste à créer des coopératives d'employés qui deviendront responsables des journaux.

Ce plan prévoit le retrait du droit de poursuivre des retraités. Ces derniers refusent d’abandonner ce droit puisqu’ils souhaiteraient avoir la possibilité de tenter de récupérer les 30 % du régime de retraite qu’ils perdront si l'entente est entérinée. Ils veulent aussi avoir des recours contre leur syndicat, qu’ils accusent de ne pas les avoir représentés adéquatement.

Une décision rapide

Le juge reconnaît que la situation financière précaire des journaux le force à rendre sa décision rapidement. Il va tenter de le faire par écrit le lundi 23 décembre.

Je suis conscient que ce serait d’une tristesse incroyable de mettre fin à ces journaux alors qu’il y a une possibilité de continuer, a-t-il dit.

Il a notamment évoqué la possibilité d’un jugement qui approuverait l’entente sous conditions de garder le droit de poursuite des retraités.

Il est évident que tous ont à coeur la survie, a conclu le juge Dumais.

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