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Andrew Berry condamné à la prison à vie, sans libération conditionnelle avant 22 ans

Andrew Berry en gros plan.

Andrew Berry a tué ses filles, Chloe et Aubrey, le jour de Noël de 2017.

Photo : Radio-Canada

Mugoli Samba
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Andrew Berry, l’homme reconnu coupable du meurtre au deuxième degré de ses deux filles survenu le jour de Noël 2017, est condamné à la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 22 ans.

Quelques heures après avoir été informé de sa peine, Andrew Berry en appel de sa condamnation et de sa sentence. Son avocat, Kevin McCullough vient de remettre un avis d’appel qu'il qualifie de « très détaillé » à la cour.

Aubrey et Chloe Berry, 4 ans et 6 ans, ont été retrouvées mortes poignardées dans l'appartement de leur père à Oak Bay, sur l'île de Vancouver, le 25 décembre 2017.

Andrew Berry avait été retrouvé dans sa baignoire, souffrant de blessures de couteau.

Portrait de deux jeunes filles blondes et souriantes.

Les corps de Chloe Berry, 6 ans, et d'Aubrey Berry, 4 ans, ont été retrouvés dans un appartement le jour de Noël.

Photo : Soumise

L’homme avait nié toute culpabilité lors de son témoignage en août, affirmant plutôt qu’il avait été attaqué par des intrus qui seraient également les auteurs du meurtre de ses deux filles. Le procureur de la Couronne, Patrick Weir, considérait plutôt son témoignage comme l'intrigue d'un mauvais film à faible budget.

Selon la juge Miriam Gropper, de la Cour suprême de la Colombie-Britannique, la Couronne a su prouver hors de tout doute raisonnable qu’Andrew Berry a tué ses filles, puis tenté de s’enlever la vie parce qu’il craignait de perdre ses droits de garde.

L’homme d’Oak Bay a été reconnu coupable des deux meurtres par un jury de la Cour suprême de la Colombie-Britannique après 5 mois de procès.

Patrick Weir avait suggéré une possibilité de libération conditionnelle après une période allant de 21 à 24 ans d'emprisonnement, alors que l’avocat d’Andrew Berry privilégiait une potentielle libération conditionnelle après 10 à 15 ans.

La mère des deux fillettes réagit

Photo avec une mère et deux jeunes filles souriantes avec des cheveveux blonds.

Chloe et Aubrey Berry accompagnée de leur mère Sarah Cotton.

Photo : CBC / Ryan MacDonald Photography

Malgré le fait que je sois soulagée que cette partie du processus judiciaire soit terminée, il n’y a aucune durée de peine appropriée pour la gravité des crimes commis par Andrew, a déclaré Sarah Cotton, mère de Chloe et d’Aubrey, par voie de communiqué. Elle soutient toutefois la décision rendue en cour jeudi matin.

La déclaration de Mme Cotton fait également place à une critique d’institutions provinciales.

Je crois que le système de droit familial et le ministère des Enfants et du Développement de la famille ont failli à leur tâche, ce qui a mené à la mort des fillettes, dit-elle.

Mes inquiétudes […] sont tombées dans l'oreille de sourds.

Une citation de :Sarah Cotton, mère de Chloe et Aubrey Berry

J’ai tout fait pour protéger mes enfants, mais mes inquiétudes concernant leur bien être aux mains de leur père et l’état de santé mentale d’Andrew, partagées auprès du ministère, sont tombées dans l'oreille de sourds.

Mes inquiétudes concernant le fait qu’il souffrait de trouble de la personnalité n’ont pas été mises de l’avant de manière considérable lors du processus de tribunal de la famille, ajoute-t-elle.

J’espère que des changements seront apportés au système de droit familial pour éviter que des tragédies comme la nôtre ne se reproduisent.

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