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L'ONU déclare la Décennie internationale des langues autochtones dès 2022

Au Canada comme ailleurs, « la survie d’aucune langue autochtone n’est assurée », rappelle le chef Perry Bellegarde.

Gros plan sur le visage de Perry Bellegarde, qui porte la coiffe traditionnelle à plumes.

Au Canada, seulement un Autochtone sur cinq maîtrise suffisamment sa langue pour pouvoir tenir une conversation, a indiqué le chef de l'Assemblée des Premières Nations lors d'une allocution au siège de l'ONU.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Valérie Boisclair

La Décennie internationale des langues autochtones débutera officiellement dès 2022, a déclaré l’Organisation des Nations unies (ONU), une décision saluée par le chef de l’Assemblée des Premières Nations, Perry Bellegarde.

Tandis que l’Année internationale des langues autochtones tire à sa fin, la résolution a été adoptée mercredi par l’Assemblée générale de l’ONU afin de remettre à l’ordre du jour la perte critique des langues autochtones et de souligner l'impérieuse nécessité de les préserver, les revitaliser et les promouvoir.

Le texte souligne du même coup l’urgence de prendre des mesures en ce sens sans délai aux niveaux national et international.

En vertu de cette déclaration, les États membres sont appelés à trouver les moyens pour financer des mécanismes qui permettront de préserver les langues autochtones sur leur territoire. En tant que gardiens de leurs langues, peut-on lire, les peuples autochtones sont quant à eux invités à participer au processus en proposant des mesures visant à protéger ce patrimoine.

Selon le chef de l’Assemblée des Premières Nations (APN) Perry Bellegarde, pour qui les langues représentent l’identité des peuples autochtones et sont porteuses de leur sagesse et de [leur] vision du monde, l'annonce de l'ONU témoigne d'un engagement international fort.

L'Année internationale des langues autochtones était un bon début, mais une année est nettement insuffisante pour changer les choses lorsqu'il est question de différents patrimoines culturels confrontés à des menaces aussi graves

Perry Bellegarde, chef de l'APN

De passage au siège de l’ONU, à New York, pour participer mercredi à la cérémonie soulignant la fin de l’Année internationale des langues autochtones, le chef Perry Bellegarde a pris la parole devant l’Assemblée générale pour la deuxième fois cette année – une première pour un dirigeant autochtone canadien.

Au Canada comme ailleurs, la survie d’aucune langue autochtone n’est assurée, a-t-il souligné, ajoutant que seulement un Autochtone sur cinq au pays maîtrise suffisamment sa langue pour pouvoir tenir une conversation.

Appelant les dirigeants du monde entier à s’inspirer de la Loi sur les langues autochtones, adoptée par le Canada en juin dernier, et à « en tirer des leçons », le chef Bellegarde a réitéré l’importance de la collaboration entre gouvernements et Premières Nations.

Nous avons encore beaucoup de chemin à faire; tous les gouvernements nationaux doivent déployer plus d’efforts pour soutenir les peuples autochtones dans leur mission de protection et de revitalisation de leurs langues, a-t-il fait valoir.

L'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture veillera à la mise en œuvre des engagements de la résolution, en collaboration avec le Département des affaires économiques et sociales, qui a notamment pour mission de promouvoir le développement et la coopération internationale.

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