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La catastrophe annoncée du bogue de l’an 2000

Montage d'un écran d'ordinateur avec l'expression «Le bogue de l'an 2000» se répétant à l'infini.

Le bogue de l'an 2000 a soulevé de grandes préoccupations au tournant du millénaire.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Vous souvenez-vous de l’épisode du bogue de l’an 2000? Il y a 20 ans, le passage à la nouvelle année et surtout, à un nouveau millénaire, suscitait de vives inquiétudes.

À la fin des années 90, la perspective de voir tomber à plat des réseaux et des systèmes informatiques au passage à l’an 2000 fait craindre le pire aux grands décideurs de la planète.

Pannes d'électricité, déclenchement accidentel d'armes nucléaires, début d'une crise financière mondiale, les scénarios les plus catastrophiques, comme les plus petits inconvénients, sont envisagés.

Le bogue de l’an 2000, c’est cette perspective de problème informatique qui se transforme en véritable hystérie collective au tournant de l’an 2000.

Montréal ce soir, 2 septembre 1996

Les ordinateurs crient : au secours! Leurs programmes n’ont pas prévu d’espace pour identifier l’an 2000.

Le présentateur Pierre Craig

Dès le 2 septembre 1996, il est question du bogue de l’an 2000 au bulletin Montréal ce soir.

Tout ce qui est contrôlé par ordinateur pourrait se retrouver en plein chaos, annonce le présentateur Pierre Craig.

Le journaliste scientifique Réal D’Amours explique ensuite l'origine de ce problème planétaire.

Lors de la conception des premiers systèmes informatiques, les ingénieurs et les programmeurs ont adopté une convention selon laquelle les dates ne sont indiquées que par les deux derniers chiffres : 72 pour 1972, 86 pour 1986, et ainsi de suite.

En date du 1er janvier 2000, les programmes informatiques fonctionneront à partir de ce qu'ils interpréteront comme l'année 1900 ou encore, afficheront une date invalide.

Une véritable course contre la montre est ainsi déjà entamée pour vérifier et corriger tous les systèmes informatiques qui n’ont pas été conçus pour passer à l’an 2000.

À la veille du tournant au nouveau millénaire, le Canada se dit prêt à affronter le bogue de l’an 2000.

Au Téléjournal du 29 décembre 1999, le journaliste Bernard Drainville détaille les mesures prises par le gouvernement canadien.

Le premier ministre du Canada Jean Chrétien ainsi que huit ministres demeurent à Ottawa pour réagir rapidement.

Quinze députés et sénateurs doivent également se rendre disponibles en tout temps pour invoquer au besoin la Loi des mesures d’urgence.

La Banque du Canada se dit pour sa part prête à imprimer des billets supplémentaires en cas de ruée sur les institutions financières.

Le journaliste Bernard Drainville visite à Ottawa le Centre de suivi et de coordination de l’an 2000 du Canada.

Dans cette salle de contrôle à la fine pointe, une équipe est en mode simulation afin de répondre à différents types d’événements : Panne de courant, tornade, inondation ou écrasement d’avions.

Bien que le gouvernement canadien ne prévoie que des incidents mineurs, le pays est préparé aux pires catastrophes.

En fin de compte, le 1er janvier 2000 à minuit, aucun de ces scénarios ne prendra forme au Canada.

Le passage au nouveau millénaire aura coûté 2 milliards et demi de dollars aux contribuables canadiens.

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