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L'aéroport de Mont-Joli propose à la STQ d'acheter des sièges libres de vols existants

Seulement trois passagers se sont présentés pour le premier vol offert mercredi matin.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Radio-Canada

L'aéroport de Mont-Joli propose à la Société des traversiers du Québec (STQ) d'acheter les sièges vacants sur les vols de ses transporteurs plutôt que de noliser des avions pour sa desserte aérienne.

Trois transporteurs font déjà le lien entre Mont-Joli, Baie-Comeau et Sept-Îles régulièrement, soit Air Canada, PAL Airlines et Pascan.

Nous, ce qu'on proposerait, c'est que les journées où il n'y a pas de bateau qui traverse, que la STQ achète les billets non vendus des transporteurs locaux, et que les passagers par priorité puissent embarquer dans les avions, explique Bruno Paradis, le président de la Régie intermunicipale de l’Aéroport régional de Mont-Joli.

Selon lui, il s’agit d’une solution qui serait aussi bonne pour les transporteurs actuels que pour la STQ. La direction de l’aéroport affirme que de 150 à 200 sièges par jour pourraient être réservés pour un moindre prix que les avions nolisés pour la desserte aérienne en remplacement du traversier. Ces avions nolisés peuvent coûter entre 20 000 dollars et 60 000 dollars au gouvernement pour deux allers-retours par jour.

Le système en place coûterait dix fois plus cher d’après les informations du président de la Régie intermunicipale de l’Aéroport régional de Mont-Joli. C’est le jour et la nuit, indique Bruno Paradis. C’est beaucoup moins onéreux de faire affaire avec nos transporteurs puisqu’ils font déjà la liaison. On ne parle pas de noliser un avion au grand complet.

À titre d'exemple, la première navette de la STQ mercredi matin a décollé avec seulement trois passagers à bord, dans un appareil de 119 sièges.

Solution immédiate

Le président de la Régie remarque que le système en vigueur incite les passagers à réserver une place sur un vol à moindre coût de la desserte de la STQ, plutôt qu'avec les transporteurs habituels, ce qui pourrait poser un problème de rentabilité si la STQ fait des navettes aériennes une solution à long terme.

La desserte aérienne de la STQ a été mise en place comme mesure temporaire. Or, elle est la seule solution pour l'instant puisque la traverse ne se fera pas de sitôt, selon le président de la Régie intermunicipale. Il propose une solution à long terme pour assurer un service stable et efficace.

À l’heure actuelle, le prix des billets d’avion de desserte aérienne de la STQ s’élève à 20 $, ce que le maire de Mont-Joli considère comme « dérisoire ». Il qualifie la situation comme étant de la compétition « déloyale » puisqu’aucune compagnie aérienne ne peut concurrencer.

Dans ce que propose Bruno Paradis, les passagers paieront toujours 20 $ lorsque la traverse fluviale n’est pas disponible. Mais ça coûterait moins cher au gouvernement de transporter les gens avec nos transporteurs aériens, affirme-t-il.

Il rappelle que l’absence de transport maritime génère des conséquences socio-économiques importantes. Les compagnies de marchandises sont particulièrement touchées dans cette saga, alors que des camionneurs doivent faire entre 10 et 15 heures de plus sur la route, selon M. Paradis.

Bruno Paradis a l’intention d’envoyer une demande officielle au ministère des Transports et à la STQ sous peu.

La STQ ne commente pas le dossier pour l'instant, mais se dit peu surprise par le faible nombre de passagers sur le premier vol.

L'ajout des vols du 18, 19 et 20 décembre a été annoncé en fin de journée mardi. 

Avec les informations d'Édith Drouin

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