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Avec 42 homicides, Winnipeg connaît l’année la plus meurtrière de son histoire

Un véhicule de la police de Winnipeg.

Le record précédent du nombre de meurtres en une année remonte à 2011.

Photo : Radio-Canada

Un homme dont le corps a été découvert dans une maison incendiée le 31 octobre est la victime du 42e homicide de 2019, a confirmé le Service de police de Winnipeg mercredi. La capitale manitobaine n’a jamais enregistré autant de meurtres que cette année.

La victime, Douglas Wood, 41 ans, a été retrouvée inanimée dans une maison en feu de l'avenue Pritchard le soir de l'Halloween, dans le quartier North End de Winnipeg. Sa mort a été constatée à l’hôpital le 5 novembre.

Une femme de 23 ans a été arrêtée le mardi 17 décembre. Elle est accusée de meurtre au deuxième degré et d’avoir causé un incendie criminel sans égard à la vie humaine. Le porte-parole du Service de police de Winnipeg, Jay Murray, affirme que la victime et l’accusée se connaissaient.

Ils étaient ensemble dans la maison lorsqu’il y a eu une dispute La femme a alors allumé un feu avant de s’enfuir, laissant l’homme incapable de fuir, dit-il.

En novembre, la police a indiqué que les circonstances de la mort étaient suspectes, mais sans confirmer qu’il s’agissait d’un homicide jusqu’à ce qu'ils aient arrêté la suspecte. Selon M. Murray, c’est le feu qui a tué Douglas Wood.

Deux petites maisons, dont l'une est noircie par les flammes et entourant d'un cordon policier jaune. Devant, une voiture de police est garée sur la pelouse.

La scène du 42e meurtre de l'année à Winnipeg.

Photo : Radio-Canada / Walther Bernal

Triste record

Avec 42 meurtres en un an, Winnipeg bat son triste record de 2011, année où il y avait eu 41 meurtres.

En 2018, Winnipeg a enregistré 22 homicides, ce qui s'apparente davantage au nombre de meurtres annuels survenus dans la capitale manitobaine au cours des cinq dernières années.

Il n’y aurait pas qu'un seul facteur en cause dans la vague d'homicides de 2019.

Selon Jay Murray, la dépendance aux drogues et à l’alcool est un facteur. Nous avons aussi vu un nombre disproportionné de meurtres qui impliquent de la violence avec des armes à feu et la consommation de méthamphétamine, dit-il.

Les homicides de 2019 en chiffres :

  • 36 victimes étaient des hommes ou des garçons
  • 6 victimes étaient des femmes ou des filles
  • 4 étaient des mineurs
  • 3 ans : c'est l'âge de la plus jeune victime
  • 44 personnes sont accusées dans les 42 meurtres
  • 2 hommes se sont entretués en tirant simultanément des coups de feu
  • 7 meurtres ne sont toujours pas résolus

Le porte-parole a fait remarquer que la presse cherche souvent des explications quand les meurtres sont en augmentation, mais que c’est moins le cas en cas de diminution. Il donne l’exemple des 41 meurtres de l’année record précédente, en 2011.

Deux ans plus tard, le nombre de meurtres était de 25. On ne nous a jamais demandé pourquoi c’était le cas, dit-il. La réponse à la question est souvent la même, poursuit-il. Le nombre d'homicides est changeant.

Le nombre d’homicides dépend de toutes sortes de facteurs, dont la proximité de services de soins médicaux [...] et même de l’emplacement d’une blessure. À un centimètre près, on peut passer d'agression grave à meurtre, explique Jay Murray.

Il conclut que le nombre de meurtres n’est pas la meilleure mesure du taux de violence dans une ville.

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