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Jean Charest réfléchit à la direction du Parti conservateur

Jean Charest en gros plan avec un air neutre.

Jean Charest a été chef du Parti progressiste-conservateur de 1993 à 1998 avant de faire le saut en politique provinciale avec le Parti libéral du Québec.

Photo : Reuters / Benoit Tessier

Radio-Canada a appris que l'ancien premier ministre du Québec Jean Charest songe à la possibilité de se porter candidat à la chefferie du Parti conservateur du Canada.

Deux sources proches de l'ancien politicien confirment que M. Charest est en réflexion et mène actuellement une consultation restreinte auprès de sa famille et de ses proches.

Selon nos informations, M. Charest a reçu plusieurs messages d'élus du caucus conservateur, d'ex-élus et de militants lui demandant de se lancer dans la course. Ces sollicitations ont « fortement ébranlé » l'ex-premier ministre qui, a priori, ne se voyait pas revenir en politique au sein du Parti conservateur.

Rappelons par ailleurs que Jean Charest a des racines chez les conservateurs. Il a été ministre sous Brian Mulroney et chef du Parti progressiste-conservateur entre 1993 et 1998, alors que la formation ne comptait que deux députés à la Chambre des communes, le Parti réformiste y étant devenu la voix de la droite.

Selon nos informations, M. Charest estime que trois enjeux qui lui tiennent particulièrement à cœur sont débattus en ce moment au Canada : l'unité du pays, l'environnement et la place du Canada à l'international.

D'autres éléments joueraient aussi en faveur de sa candidature : sa notoriété au Canada, son bilinguisme et le fait qu'il provienne de l'aile plus progressiste, voire « mulroniste », du Parti conservateur, par rapport à celle issue du Reform Party et de l'Alliance canadienne.

Une candidature mal perçue?

Une éventuelle candidature pourrait toutefois être mal perçue par certains, puisque l'Unité permanente anticorruption (UPAC) enquête sur le financement du Parti libéral du Québec pendant les années Charest.

Selon nos informateurs, il en est pleinement conscient. L'enquête dure depuis cinq ans, depuis cinq ans il dit qu'il n'a rien à se reprocher. Il aurait pu rester chez lui, il n'a pas arrêté de vivre, il ne s'est pas caché, nous dit une source.

S’il accueille la candidature de Jean Charest comme une bonne nouvelle pour le parti, notamment en raison de son charisme et de ses talents de communicateur, Yves Lévesque, ex-candidat conservateur et ex-maire de Trois-Rivières, reconnaît que l'enquête Mâchurer pourrait nuire à M. Charest. Entre la rumeur et la réalité, c’est deux mondes, a-t-il commenté, mercredi.

Premier ministre du Québec de 2003 à 2012, Jean Charest a repris depuis sa pratique du droit international.

Avec la collaboration de Pierre Marceau

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