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Lock-out à la raffinerie Co-op : une demande d’injonction déposée contre Unifor

La raffinerie Co-op de Regina.

La raffinerie Co-op de Regina a mis quelque 800 travailleurs en lock-out le 5 décembre dernier.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La direction de la raffinerie Co-op de Regina a déposé une demande d’injonction contre le syndicat Unifor mardi, afin de pouvoir accéder plus facilement à l'usine durant le conflit de travail.

La demande sera entendue par le tribunal lundi.

Les deux parties ont des objectifs bien définis et une fois que les négociations cessent, elles ont la capacité d’augmenter leur pouvoir auprès du public. Pour la direction, il s’agit d’utiliser tous les moyens pour faciliter les opérations [de la raffinerie], estime Shelagh Campbell, une professeure associée de la faculté d’administration de l’Université de Regina.

Elle note également qu’il est difficile de dire si la demande d’injonction sera validée par le tribunal, mais que ce type de stratégie est une pratique courante dans les conflits de travail.

Chose certaine, la décision de la direction de la raffinerie ajoute de l’huile sur le feu, selon Shelagh Campbell.

Gros plan sur le visage de Shelagh Campbell, qui répond aux questions du journaliste.

Shelagh Campbell n'est pas surprise qu'une demande d'injonction ait été déposée contre le syndicat Unifor, mardi.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Duny

Conflit de travail à la raffinerie Co-op de Regina

Moyens de pression

Au cours de la fin de semaine, le syndicat Unifor a annoncé le boycottage des magasins et des services de la Federated Co-operatives Limited, propriétaire de la raffinerie.

Il a aussi profité de l’occasion pour présenter les détails d’une campagne publicitaire qui sera diffusée pendant la période des Fêtes dans les quatre provinces de l’Ouest.

Ces mesures visaient à forcer un retour à la table des négociations selon le syndicat, mais Shelagh Campbell pense qu’il peut être difficile, en pratique, de changer les mentalités du public pour l’inciter à se ranger derrière les travailleurs.

Si une action à un lien direct avec le conflit, les gens comprennent les effets de leur décision, dit-elle, mais si le lien entre la mesure demandée, donc, ne pas acheter des produits liés à la raffinerie Co-op et que le but des parties dans le conflit est trop éloigné, ce sera difficile de pousser les gens à appuyer les travailleurs.

Un retour aux négociations difficile à prévoir

Depuis la semaine dernière, des syndiqués bloquent l’accès à certains véhicules qui tentent de se rendre à la raffinerie.

Le Service de police de Regina a d’ailleurs été appelé sur les lieux à de nombreuses occasions pour surveiller les affrontements entre les deux parties.

En raison du climat tendu entre l’employeur et le syndicat, Shelagh Campbell est d’avis qu’il ne sera pas facile pour les deux parties de se retrouver à la table des négociations, mais qu’elles devront mettre leurs différends de côté pour tenter d’en venir à une entente.

Les personnes qui s’impliquent dans les négociations de convention collective savent qu’il y a des rôles et des stratégies spécifiques, mais leur mandat premier est de représenter les intérêts de leurs membres, explique-t-elle.

La raffinerie Co-op de Regina a mis environ 800 travailleurs en lock-out le 5 décembre dernier, après que le syndicat Unifor eut déposé un avis de grève à l’employeur.

Les deux parties sont divisées sur la question du régime de retraite.

Avec les informations de Nicolas Duny et de La Presse canadienne

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