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Grève de la FEESO dans certaines écoles; vote de grève de l'AEFO

Des syndiqués tiennent des affiches dénonçant les coupes en éducation.

Des membres de la Fédération des enseignants des écoles secondaires de l'Ontario (FEESO) manifestent le 18 décembre devant le bureau de circonscription du ministre de l'Éducation, Stephen Lecce, à Vaughan.

Photo : Radio-Canada / Elvis Nouemsi Njike

Alors que les membres de la Fédération des enseignants anglophones des écoles secondaires de l'Ontario (FEESO) organisent une troisième grève d'un jour mercredi, les enseignants franco-ontariens (AEFO) tiennent un vote de grève jusqu'à vendredi

Le débrayage de mercredi touche dix conseils scolaires anglais en banlieue de Toronto et dans le Nord de la province ainsi que près de 40 écoles élémentaires et secondaires des conseils Viamonde et MonAvenir, dont des aides-enseignants et autres employés de soutien sont aussi représentés par la FEESO.

Les pourparlers entre le syndicat et le gouvernement de Doug Ford sont rompus.

Le ministre de l'Éducation, Stephen Lecce, accuse la FEESO d'être déraisonnable en réclamant des augmentations de 2 % par année, soit le double de ce que prévoit la loi pour les employés du secteur public. Il demande au syndicat d'annuler cette grève inutile.

Le président du syndicat, Harvey Bischof, rétorque qu'il réclame des hausses correspondant à l'inflation. Il ajoute que le gouvernement mine la qualité de l'éducation en augmentant la taille des classes et en imposant des cours en ligne obligatoires au secondaire.

[Nos grèves] sont ciblées, plutôt que provinciales. On a été très prudents de maintenir l'équilibre entre la nécessité d'attirer l'attention sur les coupes du gouvernement, tout en minimisant les perturbations pour les élèves et les familles.

Harvey Bischof, président de la FEESO

Les négociations « piétinent », selon l'AEFO

Rémi Sabourin répond aux questions d'un journaliste dans son bureau.

Rémi Sabourin, président de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens.

Photo : Radio-Canada

De leur côté, l'Association des enseignants franco-ontariens (AEFO) organise un vote de grève de mercredi à vendredi.

Le président du syndicat, Rémi Sabourin, espère un « mandat fort » de ses membres, qui lui servira « d'outil » à la table de négociation.

Ça piétine [actuellement à la table de négociation]. Ce ne sont pas des retranchements dont on a besoin en éducation, c'est de l'investissement.

Rémi Sabourin, président de l'AEFO

Une dernière séance de négociation avant le congé des Fêtes est prévue mercredi. Toutefois, M. Sabourin ne « s'attend pas à beaucoup » de progrès, les parties attendant le dévoilement des résultats du vote de grève du syndicat, vendredi.

Il accuse le gouvernement de « jouer avec les chiffres » quant aux demandes salariales des enseignants et de mettre en péril la « survie » même de certaines écoles secondaires francophones en augmentant la taille des classes, ce qui forcerait ces établissements à réduire leur choix de cours. La conséquence selon lui : des élèves francophones pourraient s'inscrire dans des polyvalentes anglaises à la place.

L'AEFO et les trois autres syndicats d'enseignants ontariens ont déposé la semaine dernière un recours judiciaire contre la loi provinciale qui plafonne les augmentations de salaire à 1 % dans le secteur public.

Où en sont les négociations avec les autres syndicats?

Fédération des enseignants de l'élémentaire de l'Ontario (FEEO)

  • Moyens de pression : Les membres de la FEEO font déjà la grève du zèle. Ils refusent notamment de remplir des bulletins pour les élèves.
  • État des pourparlers : « Nos membres ont entamé une grève [du zèle], parce que ce semble être la seule façon d'attirer l'attention de ce gouvernement », indique un communiqué du syndicat.
  • Prochaine séance de négociation : jeudi, en présence d'un conciliateur

Association des enseignants catholiques anglophones de l'Ontario (OECTA)

  • Moyens de pression : aucun pour l'instant. Les membres de l'OECTA ont donné un mandat de grève à leur syndicat qui aura le droit de déclencher une grève à partir du 21 décembre.
  • État des pourparlers : « Nous demandons à nouveau au gouvernement d'écouter les Ontariens et de se mettre finalement à négocier sérieusement pour en arriver à une entente », affirme la présidente de l'OECTA, Liz Stuart.
  • Prochaine séance de négociation : aucune nouvelle date de fixée pour le moment.

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