•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Marmen se lance dans la fabrication d’éoliennes en mer aux États-Unis

Des éoliennes dans l'eau photographiées en contre-jour sous un ciel nuageux couleur sépia

Un parc éolien marin d'une trentaine de turbines.

Photo : The Canadian Press / Heribert Proeppe

Radio-Canada

L’entreprise québécoise Marmen s’associe avec l’entreprise danoise Welcon pour construire dans le nord-est des États-Unis une usine de fabrication d’éoliennes en mer destinées au marché américain.

Il s’agira de la deuxième usine en sol américain de Marmen, dont le siège social est à Trois-Rivières.

Le marché des éoliennes en mer est très prometteur, selon l’entreprise, et devrait connaître une croissance importante dans les dix prochaines années.

C’est un investissement très important pour la compagnie, de plusieurs dizaines de millions de dollars.

Guillaume Angers, directeur du développement commercial de Marmen
Guillaume Angers, directeur du développement commercial pour Marmen

Guillaume Angers, directeur du développement commercial pour Marmen

Photo : Radio-Canada

Installée à Trois-Rivières et Matane au Québec ainsi qu’au Dakota du Sud aux États-Unis, Marmen est une entreprise d’usinage particulièrement connue pour ses projets éoliens.

Il reste des étapes à franchir, cependant, l’entreprise prévoit construire une usine de fabrication en 2020 et souhaite voir une première tour d’éolienne à la fin de l’année 2021.

Près de 250 emplois devraient être créés aux États-Unis. L’expertise des usines Marmen de Trois-Rivières et Matane devrait être mise à profit, sans pour autant créer de nouveaux emplois.

Un géant des mer

Les éoliennes en mer sont implantées au large des côtes plutôt que sur terre. Le vent est beaucoup plus stable, le facteur d’efficacité est donc plus élevé explique Guillaume Angers, directeur du développement commercial chez Marmen.

Elles peuvent être fixées grâce à un gigantesque pieu ancré au fond de l’eau, ou encore grâce à une fondation flottante.

Les éoliennes de mer sont aussi bien plus grosses; leur diamètre atteint 8 m de diamètre, alors que les éoliennes terrestres ont un diamètre de 4 m.

Avec sa taille titanesque, l’éolienne de mer est donc fabriquée sur un site près de l’endroit où elle sera implantée. C’est pour cette raison que Marmen et Welcon comptent construire une usine, dont l’emplacement reste à déterminer. On a quelques options, entre le Massachusetts et la Virginie dit Guillaume Angers.

Un pari risqué

À ce jour, des projets d’une capacité totale de 6 GW ont déjà été annoncés aux États-Unis et d’autres projets d’une capacité de 20 GW doivent voir le jour d’ici 2035.

Pour percer le marché américain, Marmen s’est associée à Welcon, une entreprise du Danemark spécialisée dans la fabrication de composants en acier. Elle a fourni à ce jour environ la moitié des tours d’éoliennes en mer en Europe.

C’est un marché qui est extrêmement développé en Europe affirme Guillaume Angers, mais les premiers projets commencent à arriver aux États-Unis.

Plusieurs défis s’imposent, à commencer par la pénurie de main-d’œuvre, une réalité aussi observée aux États-Unis.

C’est un pari avec beaucoup de risques; un pari sur l’évolution du marché, un défi financier, bref, c’est le plus gros défi qu’on a eu en termes de développement de nouveaux marchés, conclut le directeur du développement commercial chez Marmen, Guillaume Angers.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !