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Procédure de destitution : Schumer réclame un procès « équitable » au Sénat

Chuck Schumer pointant un reporter pour lui donner la parole.

Chuck Schumer a réclamé publiquement la convocation de quatre témoins clés.

Photo : Reuters / Tom Brenner

Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Après en avoir fait la demande par écrit à son vis-à-vis de la majorité républicaine du Sénat, Mitch McConnell, la veille, le leader de la minorité démocrate, Chuck Schumer, est sorti sur la place publique, lundi, pour réclamer la convocation de quatre témoins clés, invoquant la nécessité d'une procédure juste.

Pour qu'un procès soit équitable, il faut que les sénateurs obtiennent tous les faits et qu'ils puissent juger l'affaire en toute impartialité, a-t-il martelé au cours d'une conférence de presse en après-midi, reprenant ainsi le message qu'il avait véhiculé au cours de différentes entrevues télévisées en matinée.

Dans une lettre transmise la veille à son vis-à-vis républicain et envoyée en début de journée à l'ensemble des sénateurs, M. Schumer a réclamé que le Sénat assigne à comparaître quatre témoins faisant ou ayant fait partie de l'administration Trump, dont l'ancien conseiller à la sécurité nationale John Bolton ainsi que le chef de cabinet de la Maison-Blanche par intérim, Mick Mulvaney. Il exige aussi certains documents liés au gel de l'aide militaire destinée à l'Ukraine qu'avait décrété le président.

Ces témoins sont cruciaux parce qu'ils ont une connaissance directe des raisons pour lesquelles l'aide militaire a été gelée et n'ont pas [encore] été entendus, a-t-il dit pour expliquer le choix des témoins réclamés. Ils pourraient présenter des preuves disculpatoires qui aident le président Trump, ils pourraient l'incriminer, mais ils devraient être entendus, a-t-il affirmé.

Tenir un procès sans que les faits soient révélés équivaut à s'engager dans un camouflage, a-t-il a lancé. Si le leader McConnell ne tient pas un procès complet et équitable, le peuple américain demandera à juste titre ce que cachent le leader McConnell et le président.

Dans les prochaines semaines, les sénateurs, particulièrement les sénateurs républicains, devront faire un choix : veulent-ils un procès honnête et équitable qui examine tous les faits? Veulent-ils un procès où les faits sont cachés?

Une citation de :Chuck Schumer, leader de la minorité démocrate au Sénat

Interrogé sur la possibilité de consentir aux témoins réclamés par le président Trump et certains de ses alliés, M. Schumer a fermé la porte à cette possibilité, disant ne pas vouloir faire de la place aux théories du complot sans rapport avec les faits.

Donald Trump voudrait notamment que l'ex-vice-président et candidat à l'investiture démocrate Joe Biden et son fils Hunter – sur qui il a demandé à son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, d'enquêter – soient appelés à témoigner. Il accuse le meneur de la course démocrate d'être intervenu auprès de l'Ukraine pour défendre les intérêts financiers de son fils, mais, selon les faits présentés par plusieurs médias américains, rien n'étaie cette théorie.

La Maison-Blanche critique l'initiative de Schumer

La lettre du sénateur Schumer n'est qu'une preuve de plus que la seule preuve produite par la Chambre prouve que le président Trump n'a rien fait de mal, a commenté la porte-parole de la Maison-Blanche, Stephanie Grisham.

Les démocrates de la Chambre ont violé leurs propres règles et tout précédent historique d'équité en menant leur simulacre de mise en accusation illégitime, a-t-elle ajouté.

Des collaborateurs d'élus républicains interrogés par CNN plaident pour leur part qu'il n'appartient pas au Sénat de faire le travail qui relève de la Chambre des représentants. Les leaders démocrates de la Chambre n'avaient qu'à se tourner vers les tribunaux pour s'assurer de leurs témoignages, allèguent-ils.

Une coordination avec la Maison-Blanche totalement déplacée

M. Schumer, qui a dit avoir écrit au leader de la majorité du Sénat pour remettre le processus sur les rails, a en outre indiqué l'avoir contacté il y a déjà deux semaines pour discuter des règles du procès en destitution du président.

Le procès devrait s'amorcer au Sénat en janvier si la Chambre des représentants adopte cette semaine au moins l'un des deux chefs d'accusation retenus contre le président Trump, soit abus de pouvoir et entrave au travail du Congrès.

Au lieu de me parler, il a dit publiquement à quoi ressemblerait un procès et indiqué qu'il suivait les directives de la Maison-Blanche. C'était très partisan, très biaisé, très injuste, a-t-il soutenu.

Interviewé sur les ondes de Fox News la semaine dernière, Mitch McConnell a parlé d'une coordination totale avec les avocats de la Maison-Blanche. C'est complètement déplacé, a commenté M. Schumer en entrevue à CNN lundi matin.

M. Schumer a prononcé son plaidoyer public le jour où le Comité judiciaire de la Chambre a résumé le bien-fondé de la mise en accusation du président Trump dans un rapport de 658 pages, qui l'accusait d'avoir trahi la nation en abusant des pouvoirs liés à son bureau.

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