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Desjardins contribuerait à la relance de Capitales Médias

Des journaux de Groupe Capitales Médias (GCM)

Photo : The Canadian Press / Paul Chiasson

Félix Morrissette-Beaulieu
Mis à jour le 

Un financement de 21,5 millions de dollars pour la reprise des quotidiens du Groupe Capitales Médias (GCM) par les coopératives d'employés a été trouvé, selon le syndic PricewaterhouseCoopers (PwC). L'institution financière Desjardins confirme aussi avoir déposé une offre de financement qui dépend de certaines garanties.

Selon nos informations, l'offre de Desjardins, dont le montant n'est pas connu, pourrait dépendre de la participation d'Investissement Québec.

Cette participation éventuelle du gouvernement devra d'abord être entérinée par le Conseil des ministres, dont une réunion aura lieu mercredi à 10 h.

En novembre, après s'être d'abord retiré de la relance de GCM, Desjardins s'était montré ouvert à évaluer de nouveau le projet compte tenu de l’ouverture montrée par le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, pour atténuer les risques financiers du plan de sauvetage.

Pour le moment, le groupe d'investisseurs intéressés par la reprise de Capitales Médias est composé du gouvernement du Québec, du Fonds de solidarité FTQ, de Fondaction CSN et du Mouvement Desjardins.

L'offre des créanciers acceptée

Lundi, la vaste majorité des créanciers du Groupe Capitales Médias a accepté le plan de relance proposé pour sauver les six journaux régionaux.

Le plan d’arrangement a été approuvé par 99 % des créanciers, a indiqué Christian Bourque, associé chez PwC, à la sortie du vote.

Ce plan visait, dans un premier temps, à diminuer les dettes de l'entreprise.

Ça règle un gros montant de passif qui était assujetti au plan, explique M. Bourque.

Le groupe devait notamment 15 millions de dollars au gouvernement du Québec, de 3 à 4 millions à différents fournisseurs, de même que des montants dans les régimes de retraite.

L’annulation des passifs est de l’ordre de 65 à 66 millions, précise Christian Bourque.

Il confirme également que les 21 millions de dollars d'investissements nécessaires à la relance des journaux par des coopératives d'employés ont été trouvés.

Je ne peux toutefois pas commenter sur ceux qui participent comme tel, c'est confidentiel, précise-t-il.

Des retraités frustrés

La majorité des questions lors du vote des créanciers sont venues des retraités des quotidiens qui voulaient des précisions sur la diminution de leur rente.

Ce que je comprends, c’est que ce sera de l’ordre de 20 à 30 %, dépendamment des régimes, évalue Christian Bourque en précisant que les montants exacts seront calculés dans les prochains mois.

On met une croix sur beaucoup d’argent. C’est ce qui est malheureux, déplore Léopold Béchette, un ancien cadre du Soleil.

Lorsque vous entrez dans une entreprise avec un plan de pension et on vous dit que vous avez une retraite, et à un moment donné, on vous dit : "Vous allez être coupé de 25 ou 30 %", mettons que c’est ordinaire, ajoute le retraité.

Je l’ai sur le cœur. Je ne pense pas que c’est quelque chose qui devait nous arriver lorsqu’on donne 45 ans de service à un employeur. Je suis très frustrée, ajoute Francine Guillot, qui a travaillé 45 ans au Soleil.

Une poursuite des retraités?

L'ensemble du plan de relance devra être accepté par le tribunal lors d'une audience prévue pour mercredi. Certains retraités comptent d'ailleurs se présenter devant le juge pour se faire entendre.

Nous allons nous présenter devant le tribunal pour demander de pouvoir préserver nos droits, d'avoir la capacité de rendre responsables les gens qui ont pris ces décisions qui ont mené à un désastre pareil. C'est triste, parce qu'on ne s'est pas opposés à la création des coopératives, indique Serge Lemelin, qui représente l'Association des retraités du Quotidien de Chicoutimi.

M. Lemelin estime que le syndicat n'a pas défendu convenablement les droits des retraités. Une plainte au tribunal du travail a d'ailleurs été déposée.

La dernière étape du plan de relance sera le transfert officiel de l’entreprise aux coopératives de travailleurs.

Avec des informations de Sébastien Bovet et Guylaine Bussière

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