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L’économie du Canada maintient sa progression

Le ministre des Finances, Bill Morneau, s'attend à ce que le déficit se chiffre à 26,6 milliards de dollars en 2019-2020 pour redescendre à 11,6 milliards en 2024-2025.

Photo : Radio-Canada / Adrian Wyld

Marc Godbout

L’économie canadienne maintient un rythme soutenu, confirme la mise à jour économique et budgétaire du ministre fédéral des Finances, Bill Morneau.

La croissance économique pour l’année qui se termine sera de 1,7 %, ce qui est sensiblement la même prévision que dans le dernier budget présenté en mars.

Malgré une croissance mondiale moins forte, le gouvernement Trudeau maintient une projection de croissance de 1,6 % pour 2020.

Le Canada devrait se classer au deuxième rang du G7 au chapitre de la croissance économique en 2019 et en 2020, indique le document publié par le ministère des Finances. C’est aux États-Unis que la croissance s’annonce la plus forte.

Bill Morneau considère que, malgré les obstacles des dernières années, comme les tarifs sur l’acier et l’aluminium ou encore les contraintes liées au transport de pétrole brut, les indicateurs de la croissance des entreprises demeurent modestement positifs.

Même si elle est confrontée à des défis vraiment importants, dont ceux liés au commerce mondial et à la situation du secteur des ressources naturelles dans l’ouest, l'économie canadienne est en bonne santé et elle continue de croître à un rythme soutenu.

Bill Morneau, ministre des Finances du Canada, en conférence de presse

La mise à jour confirme la création de 400 000 emplois supplémentaires par rapport à l’an dernier. Il s’agit de la plus forte croissance enregistrée depuis 12 ans, malgré la perte de 71 000 emplois en novembre. 

Le gouvernement est en voie d'afficher un déficit de 26,6 milliards de dollars cette année et de 28,1 milliards de dollars en 2020, selon le document publié par le ministère des Finances.

Les écarts s’amplifient alors que des déficits de 19,8 milliards de dollars et 19,7 milliards de dollars étaient prévus dans le dernier budget Morneau.

C'est donc dire que les déficits entre 2019 et 2023 dépasseront les prévisions d'environ 35 milliards de dollars.

Ces révisions reflètent l’effet des obligations d’Ottawa à l’égard des régimes de pension. Le changement relativement au budget de 2019 est largement attribuable à une hausse des charges liées aux réévaluations actuarielles des régimes de retraite des employés et à d’autres avantages sociaux futurs, indique le ministère.

On va continuer avec les investissements, dit Morneau

Invité à expliquer cette situation en conférence de presse, le ministre Morneau a évité de répondre à la question, se bornant à réitérer que le gouvernement entend poursuivre ces investissements au rythme prévu.

Avec notre bilan, nous sommes dans une bonne position maintenant, mais en même temps nous allons continuer notre approche de diminuer notre niveau de dette par rapport à notre économie dans l’avenir, a-t-il assuré.

Avec notre approche, on va avoir une cote de crédit AAA. Ça, c’est très important. Ça nous donne un niveau de confiance [envers] les défis dans l'avenir, a poursuivi le ministre Morneau.

On va continuer avec les investissements. On va continuer avec une approche qui va améliorer notre niveau de croissance économique. Et ça, c’est bon pour le niveau d’emploi, le taux de chômage et pour la situation des salaires.

Bill Morneau, ministre des Finances du Canada, en conférence de presse

Le ministre Morneau a par ailleurs précisé qu'aucun des 14 économistes consultés dans le cadre de cette mise à jour, dont ceux des six plus grandes banques du pays, du Mouvement Desjardins et de la Caisse de dépôt et placement du Québec, ne prévoit une récession à court terme.

Le porte-parole du Parti conservateur en matière de finances, Pierre Poilièvre, accuse plutôt le gouvernement Trudeau de continuer à accroître le déficit et la dette nette du pays.

On ne sait pas si le budget va être rééquilibré dans ce siècle, a-t-il raillé, après avoir accusé le gouvernement d'agir de manière à plonger le Canada en récession.

Il en tient pour preuve que de récentes données fédérales indiquent que de plus en plus de Canadiens font face à l'insolvabilité, sont en défaut de paiement ou sont acculés à la faillite.

Selon M. Poilièvre, le gouvernement devrait baisser davantage le fardeau fiscal des contribuables et des entrepreneurs, et éliminer plus d'obstacles bureaucratiques qui empêchent selon lui l'économie canadienne d'atteindre son plein potentiel.

« Exercice inutile »

Le porte-parole du Bloc québécois en matière de finances, Gabriel Sainte-Marie, a pour sa part estimé que la mise à jour économique du ministre était presque un exercice inutile.

Outre la baisse d'impôt votée la semaine dernière, elle ne contient aucune nouvelle mesure, a-t-il souligné, et les chiffres qui s'y trouvent sont conformes aux perspectives financières publiées le mois dernier par le directeur parlementaire du budget.

M. Sainte-Marie a relativisé la hausse des déficits annoncée en convenant qu'ils sont attribuables à une technicalité comptable.

Il a toutefois rappelé que ce sont les provinces qui ont généralement un problème de déficit, puisque leurs dépenses, en éducation et en santé, augmentent plus rapidement que les transferts fédéraux qu'ils reçoivent.

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