•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Favoriser l’intégration des nouveaux arrivants par la baladodiffusion

Luis Aguinaga parle au micro en compagnie d'un ami, assis devant lui.

Âgé de 16 ans, Luis Aguinaga, qui est arrivé au Canada il y a 5 ans, dit qu'il adore parler au micro avec ses camarades.

Photo : Bridget Yard

Radio-Canada

Un programme de baladodiffusion destiné aux nouveaux arrivants âgés de 12 à 20 ans à Saskatoon connaît beaucoup de succès. Mis sur pied par l’organisme communautaire « Open Door Society », qui vient en aide aux immigrants, il permet à ces derniers de diffuser des récits inspirants dans un environnement qui facilite leur intégration.

Une seule règle est à respecter dans ce programme, c'est que les histoires racontées doivent être vraies, et les adolescents l’appliquent à la lettre.

Une fois que les participants ont reçu des consignes sur la façon d’enregistrer leur voix, ils peuvent aborder les sujets de leur choix, le développement de leur créativité étant au coeur des objectifs du programme.

Ils peuvent discuter avec leurs amis d’un sujet de leur choix, poser des questions à divers intervenants ou simplement raconter leur histoire.

J'adore parler. Tout ce que je fais, c’est parler, parler, parler. Alors, c’est parfait pour moi, dit l’un des participants, Luis Aguinaga, qui est arrivé au Canada il y a cinq ans en provenance du Mexique. Il a appris l’anglais en trois mois.

Luis n’a que 16 ans, mais il estime que les histoires racontées dans les baladodiffusions sont percutantes.

Moi, le peux parler de la difficulté d’apprendre une nouvelle langue. [...] Plus on entend d'histoires, plus on peut apprécier d’autres cultures, d’autres personnes, d’autres endroits, poursuit-il, tout en ajoutant qu’il a connu des moments difficiles à l’école à son arrivée au pays parce qu'il avait un vocabulaire limité.

La baladodiffusion, une forme d’expression « accessible »

Les nouveaux arrivants ont également pris part à un camp de cinéma, mais ils ont vite constaté que la réalisation d’un film pouvait être difficile. C’est à ce moment que l’animateur du programme, Dana Durell, a choisi de leur proposer une nouvelle option, moins complexe.

La baladodiffusion est accessible, car il n’y a aucune partie vidéo, ce qui peut être délicat pour certains jeunes. Je n’étais même pas sûr que les jeunes savaient ce qu’était la baladodiffusion, raconte-t-il.

En avant-plan, Dana Durell, debout devant ses élèves, qui discutent.

Après avoir proposé des leçons de cinéma à ses élèves, Dana Durell a rapidement constaté qu'ils préféraient la baladodiffusion.

Photo : Bridget Yard

Depuis, les émissions réalisées par les adolescents ont été téléchargées des centaines de fois, et il n’y a pas que les habitants de Saskatoon qui peuvent les écouter.

Si quelqu’un qui est au Japon ou en Inde s’intéresse à Saskatoon, il peut écouter un épisode, conclut Dana Durell.

Avec les informations de Bridget Yard

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Saskatchewan

Immigration