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Des apprentis trappeurs au Collège du Mont-Sainte-Anne

Deux élèves sont penchés sur une trappe.

30 élèves du secondaire au Collège du Mont-Sainte-Anne de Sherbrooke suivent une activité extrascolaire plutôt inusitée en ville : le trappage.

Photo : Radio-Canada

Nantou Soumahoro

Ce n’est pas une formation, mais plutôt un club. Loin de l’idée du trappeur qui travaille habituellement seul, 30 élèves du secondaire au Collège du Mont-Sainte-Anne de Sherbrooke peuvent, depuis sept ans, suivre une activité extrascolaire plutôt inusitée en ville : le trappage.

J'avais un chalet au Saguenay, et j'aimais pas mal aller dans le bois. J'avais un voisin qui faisait beaucoup de trappe. Et quand je suis déménagé ici et que j'ai appris qu'il y avait ça, je me suis dit que c'était cool, raconte Éloi.

Beaucoup des élèves du club de piégeage du Collège du Mont-Sainte-Anne sont amoureux du plein air. Et pour cette même raison, le directeur des services aux élèves, Alexandre Martin, a mis en place un club leur permettant selon les saisons de s'adonner à la pêche, à la chasse ou encore au piégeage d'animaux en milieu urbain.

On apprend aussi des techniques pour savoir comment chasser, comment survivre dans le bois, comment préparer son sac... On apprend beaucoup de chose et c'est vraiment le fun.

Edouard, membre du club

D'octobre à mars, les jeunes apprentis construisent des trappes et des collets, apprennent à choisir adéquatement des appâts et à les placer.

une boîte en bois caché dans des branches d'arbre.

Un piège construit par les élèves du club de chasse, pêche et piégeage du Collège du Mont-Sainte-Anne.

Photo : Radio-Canada / Nantou Soumahoro

Du piégeage écoresponsable

L'activité permet notamment aux enfants de mieux apprivoiser les différentes caractéristiques de la faune et la flore.

Dans le fond, c'est de faire un petit peu d'éducation au niveau de nos espèces et des ressources qu'on a. C'est important là, quand on le fait en bas âge et qu'on leur apprend de la bonne façon. On leur apprend tout ce qui est relié au piégeage donc la préparation et comment on peut attirer les espèces. Il faut vraiment les connaître, les espèces, pour les attirer à nos pièges, explique Alexandre Martin.

Sur un terrain adjacent à l’établissement, les adolescents créent des pistes et posent des pièges pour attraper des ratons laveurs, des lièvres, des renards et des coyotes. Plutôt que d'éliminer simplement les animaux, le but est principalement d'apprendre à déterminer lesquels sont nuisibles ou non. Et s’ils sont nuisibles, c’est de les abattre de façon écoresponsable, soit en maximisant l'ensemble de l'animal.

Les garçons ont appris à tanner la fourrure, à écorcher la fourrure, à blanchir le crâne. À récupérer, tout ce que l'on peut récupérer, explique Claude Gagnon.

Des fourrures d'animaux accrochées au mur.

Les élèves apprennent aussi les techniques de tannage et d'écorchage de la fourrure afin de valoriser tout l'animal qui a été attrapé.

Photo : Radio-Canada

Claude Gagnon est vice-président de l'association des trappeurs de l'Estrie et du Québec. Il est aussi le mentor des jeunes.

L’expert et trappeur de profession estime qu’il est important que les adolescents apprennent les normes de piégeage définies par l’association. Elles concernent notamment le respect des animaux et l'utilisation de techniques de piégeage écoresponsable.

Ces normes sont d’une grande importance pour Claude Gagnon qui rappelle que beaucoup de personnes s’improvisent trappeurs et capturent des animaux ou les abattent avec des procédés cruels.

S'assurer d'attraper le bon animal

On utilise des appâts avec lesquels on est sûr d'attraper la bonne bête. Par exemple, on met des guimauves et toutes sortes de choses sucrées de façon d'être certain d'attraper juste des ratons laveurs, parce qu'on ne veut pas attraper d'écureuils, signale M. Gagnon.

Lors de leur repas de Noël, les élèves ont aussi pu déguster le fruit de leur travail.

Au party de Noël on va manger du castor, du cerf de Virginie. On va manger de l'ours. Un ours que les garçons ont chassé ce printemps. La fourrure, elle est là-bas, à l'entrée. On a fait un tapis pour le plaisir des garçons, indique Claude Gagnon.

Une peau d'ours étendue sur une table.

Grâce à leur savoir-faire, les élèves ont même réussi à attraper un ours.

Photo : Radio-Canada

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