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SQDC : règlement avec deux syndicats pour une convention collective

L'enseigne d'une succursale de la SQDC à Gatineau

Les salaires étaient au coeur du litige.

Photo : Radio-Canada / Pascale Langlois

La Presse canadienne

Les travailleurs de la Société québécoise du cannabis (SQDC) affiliés au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) et à la Fédération des employés de service public de la CSN ont entériné la recommandation de règlement faite par la médiatrice spéciale nommée par le ministre du Travail, Jean Boulet.

Vendredi dernier, La Presse canadienne rapportait que les syndicats recommanderaient à leurs membres d'accepter le rapport de la médiatrice Lise Lavallée pour la conclusion de conventions collectives. Des assemblées générales des membres ont eu lieu pour les deux syndicats concernés, samedi et dimanche. Les conventions collectives entérinées seront d'une durée de deux ans.

Les deux organisations avaient décidé d'unir leurs forces afin d'améliorer le plus rapidement possible les conditions de travail des membres à la SQDC.

Marc Ranger, directeur québécois du SCFP, fait observer que la négociation n'a pas été facile, car la rémunération et les conditions de travail étaient minimales, à son avis. Pour sa part, Nathalie Arguin, présidente de la FEESP-CSN, souligne la collaboration des deux organisations syndicales.

En entrevue à La Presse canadienne, le ministre du Travail et de l'Emploi Jean Boulet s'est réjoui de la conclusion de ces premières conventions collectives.

Avant que le ministre nomme la médiatrice spéciale, le SCFP avait demandé l'arbitrage. Il ne voulait guère de la médiation, craignant que cela allonge les délais et que les travailleurs aient donc encore à patienter avant de toucher des augmentations de salaire.

Or, la médiatrice est parvenue à élaborer une recommandation qui a satisfait toutes les parties. Et c'est le ministre Boulet qui avait insisté pour que les parties tentent une ultime fois de se rapprocher, avec cette médiatrice spéciale. Et cela a porté ses fruits.

Le temps était un facteur extrêmement important. C'est objectif atteint! Et je suis vraiment fier de ça, vraiment content.

Jean Boulet, ministre du Travail et de l'Emploi

Et je veux en profiter pour féliciter les syndicats, les représentants de la partie patronale, la SQDC et tout le monde qui a été impliqué, particulièrement la médiatrice Lise Lavallée. Je trouve que c'est une façon alternative que j'ai utilisée qui a donné de bons résultats, grâce à l'efficacité de ceux qui ont été impliqués, a commenté le ministre Boulet.

Le salaire était au coeur du litige. Les syndicats voulaient comparer leurs membres à ceux d'autres sociétés d'État, comme la Société des alcools (SAQ), où les caissiers-vendeurs gagnent 20,46 $ l'heure au premier échelon et 26,46 $ au sixième et dernier échelon. Ils arguaient que les travailleurs de la SQDC ne sont pas de simples vendeurs, mais qu'ils ont une mission d'éducation et d'information à remplir.

La direction de la Société du cannabis faisait plutôt valoir qu'elle évoluait dans le secteur du commerce de détail, avec lequel elle devait demeurer concurrentielle. Dans ce domaine, les salaires vont de 12,50 $ à 16 $ l'heure, en général.

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